L’électricité est l’épine dorsale de nos sociétés modernes. Elle alimente les logements, les infrastructures essentielles, les réseaux numériques, mais surtout – et de manière décisive – les entreprises, les PME et les collectivités. Pourtant, depuis 2021, les professionnels constatent une hausse continue du prix de l’électricité, parfois brutale, souvent imprévisible.
Pour comprendre pourquoi l’électricité augmente autant, notamment en France, il est essentiel de se pencher sur les rouages du marché européen de l’électricité, son fonctionnement, ses contraintes, mais aussi les décisions politiques, fiscales et techniques qui influencent directement les tarifs appliqués aux entreprises.
Contrairement à une idée reçue, il n’existe pas un prix unique de l’électricité, mais bien une construction tarifaire complexe, influencée par l’équilibre offre-demande, les coûts des énergies primaires (notamment le gaz naturel), les capacités de production disponibles, et une fiscalité en constante évolution. Dans ce contexte, il devient crucial pour les professionnels de comprendre comment est fixé le prix de l’électricité en Europe, pour mieux anticiper les hausses, optimiser leurs contrats et maîtriser leur budget énergétique.
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L'Europe et le marché de l'électricité
L’Union européenne a toujours été pionnière dans la création de marchés unifiés. Le marché de l’électricité ne fait pas exception. Dans le cadre de la libéralisation du secteur de l’énergie, l’Europe a mis en place une série de réformes visant à encourager la concurrence et à mettre fin aux monopoles nationaux. C’est ainsi qu’est né le marché européen de l’électricité, un marché unique où les producteurs d’électricité, les fournisseurs et les consommateurs peuvent acheter et vendre de l’électricité en toute transparence et compétitivité.
Ce marché repose sur un principe central : l’électricité est échangée à l’échelle européenne, selon un mécanisme d’enchères qui détermine les prix à court terme en fonction de l’offre disponible et de la demande anticipée. Autrement dit, le prix de l’électricité varie chaque jour, chaque heure, et même chaque quart d’heure, selon les équilibres du marché.
Ce fonctionnement explique en grande partie pourquoi le prix de l’électricité augmente, en particulier lors de périodes de tension sur l’offre (indisponibilité du nucléaire, aléas météorologiques) ou de forte demande (vagues de froid, pics industriels).
Dans ce système, la France, bien qu’elle dispose historiquement d’un parc nucléaire important, reste connectée aux marchés voisins. Le prix appliqué à l’électricité produite en France n’est donc pas exclusivement lié à son mix énergétique, mais aussi au fonctionnement global du marché de l’électricité en Europe, où les prix sont alignés sur la dernière centrale appelée pour satisfaire la demande – souvent une centrale à gaz, plus coûteuse.
Ce mécanisme marginal entraîne une forte corrélation entre le prix de l’électricité et celui du gaz, ce qui rend les tarifs français sensibles aux fluctuations des marchés internationaux, aux décisions géopolitiques et aux niveaux de stockage de gaz en Europe.
Pour aller plus loin, consultez notre article sur la différence entre le marché français de l’électricité et les autres marchés européens.
La composition de la facture d'électricité
Hormis les informations clients, les données réglementaires ou les coordonnées de contact, la facture d’électricité professionnelle est composée de trois parties distinctes :
- La fourniture ou consommation d’électricité
- L’acheminement
- Les taxes et contributions
C’est l’addition de ces trois composantes qui permet au fournisseur de déterminer le montant total à payer de votre facture. Chacune joue un rôle dans l’augmentation du prix de l’électricité, et il est essentiel de les comprendre pour réduire sa facture d’électricité en entreprise.
La fourniture d'électricité : un tarif adapté à chaque utilisateur
La première partie de votre facture d’électricité concerne la fourniture, c’est-à-dire votre consommation d’électricité. Le montant varie selon la quantité d’électricité consommée chaque mois, le prix du MWh et l’abonnement négocié dans votre contrat. Ce prix diffère selon le fournisseur et le type d’offre choisie (prix fixe, prix indexé, options tarifaires). La fourniture est le principal élément de négociation de votre facture, il est donc crucial de comparer les offres des différents fournisseurs pour obtenir le meilleur contrat.
La TVA est de 20 % sur la consommation et de 20 % sur l’abonnement.
En plus des lignes « abonnement » et « consommation », vous trouverez une ligne « Obligations du + date » ou « Contribution d’obligation de capacité » sur vos factures. Ce mécanisme, souvent méconnu, implique que les fournisseurs prouvent leur capacité à fournir de l’électricité durant les périodes de pointe, notamment en hiver, en achetant des garanties de capacité. Ce coût supplémentaire est partiellement répercuté sur la facture des consommateurs. Tous les consommateurs, qu’ils soient particuliers ou professionnels, paient cette contribution. Le coût dépend du portefeuille client des fournisseurs et du niveau de leurs obligations de capacité.
Les CEE visent à encourager la réduction de la consommation énergétique via la distribution de certificats (primes énergie) pour financer des travaux de rénovation énergétique. Ce dispositif coûte aux fournisseurs, qui doivent se procurer des certificats proportionnellement à la consommation de leurs clients. Ce coût est répercuté sur les factures des entreprises ayant un code NAF soumis aux CEE. Plus une entreprise consomme d’électricité, plus l’obligation de CEE pour le fournisseur est élevée, ce qui augmente l’impact sur la facture. Il est important de noter que cette contribution n’est pas toujours détaillée sur les factures, bien qu’elle soit bel et bien facturée.
👉 En savoir plus dans notre article dédié à l’évolution du prix de l’électricité
L'acheminement (TURPE) : un tarif commun pour tous les consommateurs
Le coût de l’acheminement de l’électricité jusqu’à votre compteur est appelé le TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics de l’Électricité). Ce tarif est réévalué chaque année par les pouvoirs publics, qui publient les grilles tarifaires correspondantes. Selon votre type de compteur, sa puissance et votre option tarifaire, votre fournisseur vous facture le montant exact du TURPE. Ce montant est ensuite reversé en totalité aux gestionnaires du réseau de distribution, Enedis et RTE.
Peu importe votre fournisseur d’électricité, à conditions égales de compteur et d’offre, vous paierez le même tarif d’acheminement, que ce soit chez EDF ou un autre fournisseur. Cependant, il existe des situations où une optimisation du TURPE est possible, notamment via l’ajustement de la puissance souscrite ou une analyse fine de votre courbe de charge.
La façon dont le TURPE est présenté varie d’un fournisseur à l’autre. Pour la plupart des petits professionnels (compteurs C5), le TURPE est inclus dans la partie fourniture d’électricité. Dans ce cas, la part fixe du TURPE est intégrée à l’abonnement et la part variable à la consommation d’électricité. Pour les entreprises et professionnels ayant une puissance souscrite supérieure à 36 kVA, le TURPE est généralement détaillé, avec des lignes séparées pour l’abonnement et la consommation. Parfois, les différentes composantes du TURPE (gestion, soutirage, comptage, etc.) sont également spécifiées par le fournisseur.
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Les taxes sur l'électricité
La dernière composante de votre facture d’électricité est constituée des taxes et contributions, qui représentent en moyenne un tiers de la facture totale. Fixées par l’État, elles sont obligatoires pour tous les consommateurs, quel que soit le fournisseur, même si certaines exonérations peuvent s’appliquer à des profils très spécifiques.
Trois principaux types de taxes s’appliquent aux professionnels :
- La Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) finance les régimes spéciaux de retraite des anciens agents des industries électriques et gazières. Son taux dépend du type de raccordement : 10,14 % pour le réseau de transport, 21,93 % pour le réseau de distribution.
- La Contribution au Service Public de l’Électricité (CSPE), désormais désignée comme une accise sur l’électricité depuis la réforme de 2022, couvre les coûts de service public : soutien aux énergies renouvelables, aides sociales type chèque énergie, budget du Médiateur de l’énergie, etc. Depuis février 2024, son montant a fortement augmenté : 21 €/MWh pour les consommateurs ayant une puissance inférieure à 36 kVA, et 20,50 €/MWh pour les PME et installations supérieures à 36 kVA.
La TVA, appliquée à deux niveaux, varie selon la puissance du compteur :
- pour les puissances inférieures à 36 kVA, la TVA est de 5,5 % sur l’abonnement et la CTA, et de 20 % sur la consommation et la CSPE
- pour les puissances supérieures à 36 kVA, un taux de 20 % s’applique sur l’ensemble de la facture
Cette structure fiscale contribue directement à la hausse du prix de l’électricité, en particulier pour les entreprises dont les contrats sont soumis à des puissances élevées ou à une consommation importante.
🔎 Approfondir le sujet grâce à notre articlé complet sur les taxes sur l’électricité
Comprendre l’offre d’électricité en Europe pour comprendre pourquoi le prix de l’électricité augmente
Le mix électrique européen – c’est-à-dire la répartition des différentes sources utilisées pour produire l’électricité – joue un rôle fondamental dans la formation des prix sur le marché de gros. En 2024, les énergies renouvelables et le nucléaire ont représenté une part croissante de la production, ce qui a contribué à stabiliser les prix. Toutefois, la dépendance persistante au gaz naturel – utilisé comme levier d’ajustement de l’offre – reste un facteur de volatilité.
Le prix de l’électricité est souvent indexé sur le gaz car, dans un marché marginal comme celui de l’Union européenne, c’est la dernière centrale appelée qui fixe le prix global de l’électricité. Or, les centrales au gaz – plus réactives mais aussi plus coûteuses – sont fréquemment mobilisées en période de forte demande ou de faible production renouvelable.
En 2024, la répartition de la production s’est faite comme suit :
| Filière | Production en 2024 | Part dans le mix électrique de l’UE en 2024 | Évolution par rapport à 2023 |
|---|---|---|---|
| Nucléaire | 649 TWh | 23,7 % | + 4,7 % |
| Éolien | 477 TWh | 17,4 % | + 1,5 % |
| Gaz | 430 TWh | 15,7 % | – 5,6 % |
| Hydroélectricité | 362 TWh | 13,2 % | + 9,8 % |
| Solaire | 304 TWh | 11,1 % | + 21,7 % |
| Charbon | 269 TWh | 9,8 % | – 15,7 % |
| Bioénergie | 150 TWh | 5,5 % | – 1,3 % |
| Autres énergies fossiles (principalement fioul) | 94 TWh | 3,4 % | + 0,3 % |
| Autres énergies renouvelables (géothermie, énergies marines, etc.) | 7 TWh | 0,3 % | + 4 % |
Ces chiffres témoignent d’une recomposition rapide du mix électrique européen qui pèse directement sur la formation des prix : d’un côté, la part croissante du nucléaire (+ 4,7 % en 2024) et celle, encore plus spectaculaire, du solaire (+ 21,7 %) renforcent l’offre à bas coût marginal et limitent les pics tarifaires en période de forte demande ; l’hydroélectricité, en hausse de + 9,8 %, joue un rôle similaire lorsqu’elle bénéficie de bonnes précipitations, tandis que l’éolien (+ 1,5 %) contribue modestement à lisser les variations saisonnières.
À l’inverse, la chute de la production à partir de gaz (– 5,6 %) et de charbon (– 15,7 %) reflète non seulement une moindre compétitivité face aux renouvelables, mais aussi la volatilité des cours du carbone et du gaz sur les marchés internationaux : lorsque les prix du gaz flambent – comme lors des tensions géopolitiques récentes – les centrales thermiques se retirent des marchés spot, tendant à faire monter les prix résiduels. En toile de fond, la bioénergie et les autres fossiles restent marginaux, et les « autres énergies renouvelables » ne pèsent encore que 0,3 %, ce qui limite la diversification des sources flexibles.
Au final, l’équilibre entre une offre de base de plus en plus nucléaire et hydraulique, l’essor intermittent du solaire et de l’éolien, et l’ajustement thermique au gré des prix du gaz et du carbone, structure le mécanisme de fixation des tarifs : plus l’Europe renforce ses capacités à production stable et à coûts prévisibles, plus elle se prémunit contre la volatilité thermique, mais elle reste dépendante des carburants fossiles pour ajuster instantanément l’offre à la demande.
Les facteurs de variation de l’offre
La capacité de production d’électricité en Europe dépend donc des centrales servant à exploiter ces différentes sources d’énergie. Pour bien comprendre les causes de l’évolution des prix de l’électricité en Europe, voyons les différents facteurs qui peuvent faire varier cette offre électrique.
Disponibilité et coûts de combustibles pour les centrales thermiques
La production d’une centrale thermique est étroitement liée à la disponibilité et au coût des combustibles qu’elle utilise pour générer de l’électricité. En effet, les centrales thermiques, qu’elles fonctionnent au charbon, au gaz naturel, au pétrole ou à d’autres sources d’énergie fossile, dépendent de ces combustibles pour alimenter leurs chaudières et produire de la vapeur. Les fluctuations dans le prix des combustibles, souvent influencées par des facteurs économiques, géopolitiques et environnementaux, peuvent rendre la production d’électricité moins rentable, ce qui peut à son tour entraîner des ajustements dans la production globale d’énergie et dans les tarifs d’électricité pour les consommateurs.
Exemple : En conséquence de la guerre en Ukraine, l’Union européenne a décidé de stopper l’importation de gaz russe. Cependant, la recherche de nouveaux fournisseurs de gaz est complexe et coûteuse. L’UE a déjà commencé à diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz, en augmentant ses importations de gaz naturel liquéfié (GNL) d’autres pays, tels que les États-Unis, le Qatar et l’Algérie. Mais, il faudra du temps et des investissements importants pour remplacer complètement le gaz russe. L’augmentation de prix du gaz utilisé pour faire fonctionner les centrales européennes contribue alors à l’augmentation du prix de l’électricité européenne.
Retard de maintenance et mise en service des centrales nucléaires
Les retards de construction et de maintenance des centrales nucléaires ont un impact sur le prix de l’électricité puisque lorsque les centrales nucléaires sont en arrêt pour maintenance ou réparation, elles ne produisent pas d’électricité. Cela réduit l’offre d’électricité disponible sur le marché, ce qui peut entraîner une hausse des prix.
Exemple : En France, les retards de maintenance des centrales nucléaires ont conduit à une baisse de la production d’électricité nucléaire de 10 % en 2023. Cela a contribué à la hausse des prix de l’électricité, qui ont atteint des records en début d’année.
En effet, la production d’électricité nucléaire est une source d’énergie importante en France, représentant environ 70 % de la production totale. Lorsque la production nucléaire est réduite, il faut compenser cette perte par d’autres sources d’énergie, comme le gaz naturel ou le charbon. Ces sources d’énergie sont généralement plus coûteuses que l’énergie nucléaire, ce qui se répercute sur le prix de l’électricité.
Dans le cas français, les retards de maintenance ont été causés par une combinaison de facteurs, notamment la crise sanitaire de la COVID-19, des problèmes de corrosion sur les réacteurs et des difficultés d’approvisionnement en pièces détachées.
Énergies renouvelable : météo et disponibilité de la ressource
La météo est un facteur important qui influence la production d’énergie renouvelable. En effet, la production d’énergie solaire, éolienne, hydroélectrique et géothermique dépend directement des conditions météorologiques.
- L’énergie solaire dépend de la quantité de lumière solaire qui atteint les panneaux solaires. La production d’énergie solaire est donc plus élevée par temps clair et ensoleillé.
- L’énergie éolienne dépend de la vitesse du vent. La production d’énergie éolienne est donc plus élevée par temps venteux.
- L’énergie hydroélectrique dépend de la quantité d’eau disponible dans les réservoirs. La production d’énergie hydroélectrique est donc plus élevée en période de pluie ou de fonte des neiges.
Exemple : Pendant une période de canicule prolongée avec peu de vent, la production d’énergie éolienne peut diminuer considérablement. En l’absence de vents forts, les éoliennes ne peuvent pas générer suffisamment d’électricité, ce qui entraîne une baisse de la production d’énergie renouvelable. Cela peut mettre davantage de pression sur les autres sources d’énergie disponibles, comme les centrales thermiques, ce qui peut entraîner une augmentation des prix de l’électricité.
L’impact des choix politiques sur l’offre d’électricité
Les choix politiques ont un impact direct sur l’offre d’électricité. En terme de production, les choix politiques peuvent encourager ou décourager l’utilisation de certaines sources d’énergie. Par exemple, la décision de l’UE de réduire les émissions de CO2 a conduit à une baisse de la production d’électricité à partir du charbon et du gaz. En revanche, l’UE a également mis en place des politiques pour soutenir le développement des énergies renouvelables, telles que l’éolien et le solaire.
Exemple de la réduction des émissions de CO2 par l’UE : La décision de l’UE de réduire les émissions de CO2 a un impact significatif sur l’offre d’électricité. En effet, comme nous l’avons vu, les centrales électriques à charbon et à gaz sont responsables d’une part importante des émissions de CO2 de l’UE. La réduction de la production d’électricité à partir de ces sources d’énergie nécessite donc de développer d’autres sources d’énergie, plus propres.
L’UE a mis en place plusieurs politiques pour soutenir le développement des énergies renouvelables, telles que l’éolien et le solaire. Ces politiques ont permis d’augmenter la production d’électricité à partir de ces sources, mais elles ne suffisent pas à compenser la baisse de la production d’électricité à partir du charbon et du gaz.
Pour répondre à cet enjeu, l’UE a également mis en place des politiques pour améliorer l’efficacité énergétique. Ces politiques visent à réduire la consommation d’électricité en encourageant les consommateurs à adopter des comportements plus économes.
Les décisions politiques au sein d’un pays peuvent également entraîner des mouvements sociaux, qui peuvent toucher le personnel des centrales et donc avoir un impact sur la capacité de production de certaines installations.
L’un des moteurs de la hausse du prix de l’électricité réside dans la variabilité de l’offre sur les marchés européens. Plusieurs facteurs influencent directement la disponibilité des moyens de production à un instant donné, et donc les prix observés.
Les facteurs de variations de la demande
Les conditions météorologiques : un impact majeur sur la demande d’électricité
Les conditions météorologiques jouent un rôle crucial en tant que facteur de variation majeur de la demande d’électricité. La météo a un impact significatif sur la consommation d’électricité, principalement en raison des besoins en chauffage et en climatisation. En période de canicule, la demande d’électricité augmente considérablement alors que les climatiseurs fonctionnent à plein régime pour maintenir des températures agréables. De même, lors des hivers rigoureux, le chauffage électrique devient essentiel pour maintenir la chaleur à l’intérieur des bâtiments, ce qui entraîne une augmentation de la demande. De plus, des événements météorologiques extrêmes, tels que les tempêtes ou les chutes de neige lourdes, peuvent causer des pannes d’électricité, obligeant les gestionnaires du réseau à mobiliser des ressources supplémentaires pour rétablir le service, ce qui entraîne également une hausse temporaire de la demande. Comprendre comment la météo influence la demande d’électricité est essentiel pour les fournisseurs d’énergie, car cela leur permet d’anticiper et de gérer les pics de consommation, tout en planifiant adéquatement la production et la distribution d’électricité pour répondre aux besoins changeants des consommateurs.
Il convient également de noter qu’un même phénomène météorologique peut affecter à la fois l’offre et la demande, accentuant ainsi le déséquilibre entre les deux. Par exemple, pendant une période de sécheresse, la demande de climatisation augmentera, tandis que les capacités de refroidissement des centrales nucléaires seront affectées. Une solution possible consisterait alors à se tourner vers une source d’énergie qui bénéficie de ce type de conditions météorologiques, comme les centrales solaires.
Augmentation de l’activité économique : une demande toujours plus forte en énergie
Une hausse de l’activité économique a un impact direct sur la demande d’électricité. Lorsque l’économie d’une région ou d’un pays connaît une croissance significative, les entreprises augmentent leur production, ce qui implique généralement l’utilisation de machines, d’ordinateurs, d’équipements industriels et d’autres appareils électriques. Cette augmentation de l’activité économique entraîne une demande accrue en électricité pour alimenter ces processus de production. Les entreprises embauchent également plus de personnel, ce qui signifie davantage de bureaux, de centres commerciaux, d’usines, et d’autres installations qui nécessitent de l’électricité pour l’éclairage, la climatisation, les systèmes informatiques, et plus encore. Par conséquent, une hausse de l’activité économique se traduit par une demande croissante en électricité à des fins commerciales et industrielles. Les gestionnaires de réseaux électriques doivent être prêts à répondre à ces augmentations de la demande pour garantir la stabilité de l’approvisionnement en électricité.
Lorsque cette augmentation est soudaine, comme lors de la reprise d’activité suite aux confinements généralisés pendant la crise du COVID en 2020 et 2021, la demande d’électricité augmente également de manière abrupte. Les capacités de production peuvent alors avoir du mal à compenser une augmentation si rapide de la demande, ce qui entraîne un déséquilibre important entre l’offre et la demande. C’est l’une des causes qui a entraîné la forte augmentation des coûts de l’électricité lors de la crise énergétique de 2022.
Évolution des technologies
L’évolution des technologies a un impact significatif sur la demande d’électricité de plusieurs manières.
Tout d’abord, l’adoption croissante des véhicules électriques a un impact direct sur la demande d’électricité. Avec de plus en plus de personnes qui optent pour des véhicules électriques, la recharge de ces véhicules nécessite une quantité supplémentaire d’électricité. Cela peut entraîner des variations de la demande, en particulier la nuit lorsque de nombreuses personnes rechargent leurs véhicules à domicile. De plus, les gouvernements encouragent souvent l’adoption des véhicules électriques en offrant des incitations, telles que des subventions ou des avantages fiscaux, ce qui peut également influencer la demande en faveur de l’électricité.
Ensuite, les avancées technologiques ont permis la création d’appareils électroménagers plus économes en énergie. Par exemple, les réfrigérateurs, les lave-linge, les lave-vaisselle et les autres appareils ménagers modernes sont conçus pour consommer moins d’électricité tout en effectuant les mêmes tâches. L’adoption de ces appareils plus économes en énergie réduit la demande d’électricité, car ils nécessitent moins d’énergie pour fonctionner. Pour encourager la fabrication et l’achat de ces produits, des normes d’efficacité énergétique sont souvent mises en place, imposant des critères stricts aux fabricants et permettant aux consommateurs de faire des choix plus durables.
De plus, les entreprises adoptent de plus en plus des équipements industriels plus efficaces sur le plan énergétique. Les industries cherchent à réduire leurs coûts d’exploitation et leur empreinte carbone en utilisant des machines et des équipements qui consomment moins d’électricité par unité de production. Cela contribue également à une demande d’électricité plus faible par unité de production. Les entreprises peuvent être motivées par des considérations économiques, environnementales et réglementaires pour investir dans des équipements plus économes en énergie.
En résumé, l’évolution des technologies a un impact significatif sur la demande d’électricité. L’adoption croissante des véhicules électriques, les appareils électroménagers plus économes en énergie et les équipements industriels plus efficaces sur le plan énergétique sont autant de facteurs qui contribuent à une demande d’électricité en évolution. Ces changements technologiques offrent des opportunités pour réduire la consommation d’électricité et promouvoir une utilisation plus durable de l’énergie.
Politique énergétique et incitations
Les politiques énergétiques mises en place par les gouvernements ont un impact direct sur la demande d’électricité. Voici quelques exemples :
Les gouvernements jouent un rôle essentiel dans la promotion de l’efficacité énergétique. Ils peuvent mettre en place divers programmes d’incitation visant à encourager les particuliers et les entreprises à adopter des mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique de leurs bâtiments, équipements et processus. Ces incitations peuvent prendre la forme de subventions, de réductions d’impôts ou de tarifs d’électricité préférentiels pour ceux qui investissent dans des solutions économes en énergie.
En encourageant l’efficacité énergétique, ces programmes peuvent contribuer à réduire la demande d’électricité en incitant à une utilisation plus judicieuse de l’énergie. Par exemple, les particuliers pourraient être incités à installer des appareils électroménagers plus efficaces, à améliorer l’isolation de leurs maisons ou à adopter des pratiques de gestion de l’énergie plus durables. De même, les entreprises pourraient être encouragées à moderniser leurs infrastructures, à optimiser leurs processus de production et à adopter des technologies plus efficientes sur le plan énergétique.
Les politiques visant à promouvoir les énergies renouvelables ont également un impact significatif sur la demande d’énergie en encourageant l’adoption de sources d’énergie propre. Par exemple, des incitations financières telles que des subventions ou des crédits d’impôt peuvent être proposées pour encourager l’installation de panneaux solaires ou d’éoliennes. Cela contribue à stimuler l’autoconsommation d’énergie propre et à réduire la demande d’électricité provenant du réseau.
Mécanismes de régulations des prix de l’électricité sur le marché
Les fluctuations des prix de l’électricité dépendent incontestablement de l’offre et de la demande, car elles sont directement influencées par des facteurs tels que les variations saisonnières, la demande industrielle et les conditions météorologiques. Cependant, pour garantir la stabilité et la transparence du marché de l’électricité, des mécanismes de régulation sont mis en place. Ces mécanismes visent à équilibrer l’impact des forces du marché en réglementant les tarifs, en veillant à ce que les acteurs du secteur respectent les règles de la concurrence et en supervisant l’accès équitable au réseau électrique. En conséquence, les régulateurs, tant au niveau national qu’européen, ont un rôle essentiel dans la gestion des prix de l’électricité, garantissant ainsi que les consommateurs et les producteurs d’électricité bénéficient d’une stabilité et d’une équité dans le cadre du marché de l’électricité.
La régulation des prix de l’électricité au niveau européen
Les contrats d’achat d’électricité (AAE) ou Power Purchase Agreement (PPA)
Ce sont des contrats à long terme entre un producteur d’électricité et un consommateur. Ces contrats fixent un prix de l’électricité pour une durée donnée, ce qui permet au consommateur de se protéger contre les fluctuations des prix de marché.
Les contrats d’écart compensatoire bidirectionnels (CEC)
Ce sont des contrats qui permettent à un producteur d’électricité de se couvrir contre les variations des prix de l’électricité. Ces contrats garantissent au producteur un prix minimum pour son électricité, ce qui permet de limiter les pertes en cas de baisse des prix.
Les mécanismes de stockage de l’énergie
Le stockage de l’énergie, en particulier avec le gaz naturel, joue un rôle essentiel dans la gestion de l’approvisionnement en électricité.
Le gaz naturel est stocké dans des réservoirs souterrains ou des installations de stockage en surface, notamment dans des cavités souterraines, des réservoirs de sel ou des installations de gaz naturel liquéfié (GNL). Ces réservoirs sont conçus pour stocker d’importantes quantités de gaz naturel.
Lorsque de l’électricité est nécessaire, le gaz naturel est extrait des réservoirs, reconverti en gaz à température ambiante par décompression ou dégazage, puis brûlé dans des centrales électriques au gaz naturel pour produire de l’électricité.
Autres mécanismes
En plus de ces mécanismes, l’Union européenne a également adopté une série de mesures visant à réduire la dépendance de l’Europe aux combustibles fossiles. Cela permettra de rendre le marché de l’électricité plus résilient face aux fluctuations des prix du gaz naturel.
L’accord de réforme du marché de l’électricité de l’UE, conclu en octobre 2023, prévoit de renforcer les mécanismes de stabilisation des prix. L’accord prévoit notamment de rendre obligatoires les contrats d’achat d’électricité pour l’électricité produite par de nouvelles installations renouvelables ou nucléaires. Il prévoit également d’améliorer la liquidité du marché à terme, ce qui permettra aux producteurs et aux fournisseurs de se couvrir plus facilement contre les fluctuations des prix.
Ces mesures devraient contribuer à rendre le marché de l’électricité de l’UE plus stable et à protéger les consommateurs et les entreprises contre les hausses de prix.
Exemples
Voici quelques exemples concrets de la manière dont ces mécanismes fonctionnent :
Une entreprise qui signe un contrat d’achat d’électricité avec un producteur pour une durée de 5 ans à un prix de 50 euros par mégawattheure sera protégée contre une hausse des prix de l’électricité sur le marché de gros.
Un producteur d’électricité qui signe un contrat de CEC avec un fournisseur pour un prix minimum de 50 euros par mégawattheure sera protégé contre une baisse des prix de l’électricité sur le marché de gros.
Un producteur d’électricité qui stocke de l’électricité à un moment où les prix sont bas pourra la revendre à un moment où les prix sont élevés, ce qui lui permettra de réaliser un profit.
Les mécanismes pour réguler les prix de l’électricité en France
L’ARENH
L’ARENH, ou Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique, est un mécanisme réglementaire en France qui permet aux fournisseurs d’électricité alternatifs d’acheter de l’électricité nucléaire à un tarif régulé auprès d’EDF, l’opérateur historique. Son objectif est de favoriser la concurrence sur le marché de l’électricité en donnant aux acteurs concurrents un accès transparent et régulé à l’énergie nucléaire produite par EDF à des prix généralement inférieurs à ceux du marché. Ainsi, les fournisseurs alternatifs peuvent proposer des offres compétitives à leurs clients finaux.
La quantité d’électricité vendue par EDF via l’ARENH est plafonnée chaque année et répartie entre les fournisseurs alternatifs. Lorsque la demande dépasse ce plafond, les fournisseurs doivent se procurer de l’électricité directement sur le marché, où les prix sont généralement plus élevés. Cela entraîne une augmentation du coût de l’électricité pour les clients finaux qui ont souscrit un contrat dont le prix n’est pas fixe.
👉 Plus d’informations dans notre guide dédié à l’ARENH
Le Tarif Réglementé de Vente
Le TRV (Tarif Réglementé de Vente) est un mécanisme de régulation des prix de l’électricité en France. Il est fixé par les autorités compétentes et est applicable aux clients qui ont souscrit un contrat auprès des fournisseurs historiques, tels qu’EDF. Ce tarif est destiné à garantir un prix équitable et transparent pour les consommateurs, en prenant en compte les coûts de production, de distribution et de commercialisation de l’électricité.
Il convient de noter que le TRV peut être révisé périodiquement pour s’adapter aux évolutions du marché de l’électricité et aux coûts associés. Cette révision est effectuée par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), qui veille à garantir la stabilité et l’équité des prix de l’électricité pour les consommateurs.
Cependant, il est important de souligner que le TRV n’est pas le seul choix disponible pour les consommateurs. Ils ont la possibilité de souscrire à des offres de marché proposées par les fournisseurs d’électricité alternatifs, qui peuvent offrir des prix concurrentiels et des services supplémentaires. Ces offres de marché sont soumises à la concurrence et peuvent varier en fonction des fournisseurs et des contrats choisis par les consommateurs.
Le TRV pour les professionnels est également soumis à des régulations spécifiques. Il est fixé en fonction de la puissance électrique souscrite et du type de contrat choisi par le client. Ces tarifs réglementés garantissent une certaine stabilité des prix pour les entreprises, en tenant compte des coûts de production et de distribution de l’électricité. Cependant, tout comme pour les particuliers, les professionnels ont également la possibilité de choisir des offres de marché proposées par les fournisseurs alternatifs, qui peuvent offrir des tarifs compétitifs et des services adaptés aux besoins spécifiques des entreprises.
Des aides exceptionnelles pour limiter l’impact de la hausse des prix sur les budgets
Le bouclier tarifaire est un dispositif mis en place par le gouvernement français en 2022 pour limiter la hausse des prix de l’énergie, en particulier l’électricité et le gaz. Il consiste à bloquer les tarifs réglementés de vente de l’électricité et du gaz, et à compenser les fournisseurs pour les pertes qu’ils subissent.
Le bouclier tarifaire a été prolongé en 2023, avec une limitation de la hausse des tarifs à 15 % en moyenne.
Le bouclier tarifaire est financé par l’État, qui a prévu de consacrer 8,3 milliards d’euros à ce dispositif en 2023.
L’amortisseur électricité est un dispositif mis en place par le gouvernement français en 2023 pour limiter la hausse des prix de l’électricité pour les professionnels. Il est applicable sous conditions aux entreprises et collectivités dont la puissance souscrite est supérieure à 36 kVA.
L’amortisseur permet de ramener le prix de l’électricité à un niveau moyen de 180 €/MWh sur 50 % de la consommation de l’entreprise. Le montant de l’amortisseur versé ne pourra pas aller au-delà de 320 €/MWh. C’est l’État qui prendra à sa charge le reste à payer.
L’amortisseur est financé par l’État, qui a prévu de consacrer 2,3 milliards d’euros à ce dispositif en 2023.
Les entreprises et collectivités éligibles à l’amortisseur verront une réduction de leur facture d’électricité dès la facture du mois de janvier 2023.
Alors, pourquoi on observe une hausse du coût de l’électricité ?
Cette section décrypte pourquoi le prix de l’électricité augmente en Europe depuis 2022, en isolant les chocs d’offre, les fluctuations de la demande et les contraintes techniques qui pèsent sur les tarifs. En analysant année par année – de la crise énergétique de 2022 au premier semestre 2025 – nous mettons en lumière les facteurs d’augmentation des prix de l’électricité, les vulnérabilités structurelles du parc de production et les points de bascule qui ont façonné l’évolution des coûts.
2022 : crise du gaz et corrosion sous contrainte
Face à la flambée des prix du gaz liée à l’invasion de l’Ukraine, les prix de gros de l’électricité ont culminé à 247 €/MWh en moyenne, une hausse record qui se répartit entre l’explosion des coûts fossiles et la réduction de la disponibilité des moyens pilotables (nucléaire et hydraulique). Le phénomène de corrosion sous contrainte, détecté fin 2021 sur plusieurs soudures du parc nucléaire français, a forcé l’arrêt impromptu d’une dizaine de réacteurs, faisant chuter la production nucléaire à son niveau le plus bas depuis les années 1980 et aggravant la pénurie d’offre.
2023 : amortissement grâce au GNL et aux stocks
La modération des prix de l’électricité en 2023 a reposé sur l’intensification des importations de gaz naturel liquéfié (GNL), qui ont atteint 41 % des approvisionnements en fin d’année, et sur un taux de remplissage des stockages de gaz à 95 %. Cette résilience gazière a réduit la dépendance aux livraisons russes et fait retomber le benchmark européen à 95 €/MWh (– 57 % vs 2022), tandis que la consommation reculait de 3 %, allégeant la pression sur les tarifs.
2024 : retour à la stabilité grâce aux renouvelables
En 2024, le prix de gros de l’électricité s’est stabilisé autour de 74 €/MWh (– 22 % vs 2023) et les tarifs de détail ont reculé de 7 % pour les ménages (242 €/MWh en moyenne dans les capitales). L’essor massif des énergies renouvelables (35 % du mix électrique), la bonne disponibilité du parc nucléaire et des niveaux hydrauliques exceptionnels ont été les principaux leviers de cette décrue, malgré une variabilité intra-journalière encore marquée.
S1 2025 : volatilité persistante, corrosion et risque géopolitique
Au premier semestre 2025, la hausse des prix de l’électricité est repartie à la hausse, avec des prix spot supérieurs à 85 €/MWh dans la plupart des grands marchés, sous l’effet de températures plus basses et de coûts du gaz et des quotas carbone soutenus. En juin 2025, l’Autorité de sûreté nucléaire a signalé de nouvelles fissures de corrosion sous contrainte sur le réacteur n° 2 de Civaux (redémarrage prévu fin juillet), soulignant la fragilité du parc nucléaire. Par ailleurs, les tensions entre Israël et l’Iran ont ravivé la crainte d’une fermeture du détroit d’Ormuz – artère stratégique pour le transit du GNL vers l’Europe – provoquant un pic temporaire des primes de risque sur le gaz et renforçant la nervosité des marchés.
Quels impacts pour les entreprises françaises ?
La hausse du prix de l’électricité a des conséquences particulièrement sensibles pour les entreprises françaises, quel que soit leur secteur d’activité. Les professionnels ne bénéficient pas tous des mêmes dispositifs de protection que les particuliers, et sont généralement plus exposés aux variations des prix de marché.
Cette exposition est d’autant plus marquée pour les entreprises ayant une puissance souscrite supérieure à 36 kVA, qui ont souscrit des offres à prix indexés. Dans ce cas, la facture évolue directement en fonction des prix de gros, souvent déterminés par les centrales à gaz, ce qui explique pourquoi l’électricité augmente autant pour les entreprises en période de tension sur les marchés.
En plus du coût de la fourniture, les entreprises supportent des charges fixes (TURPE, CSPE, CTA) ainsi que des contributions spécifiques comme les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE), qui peuvent alourdir la facture, notamment dans les secteurs fortement consommateurs. Résultat : une pression accrue sur les marges et la compétitivité, en particulier pour les TPE/PME industrielles, les réseaux de magasins ou les établissements de santé.
C’est pourquoi il devient stratégique d’identifier les leviers de réduction de la facture d’électricité en entreprise, qu’ils soient contractuels, techniques ou organisationnels.
- Zéro frais
- Zéro engagement
- Comparatif clair et transparent





Quelles stratégies pour faire face à la hausse des prix ?
Dans ce contexte d’instabilité tarifaire, il est essentiel pour les entreprises d’adopter une approche proactive dans la gestion de leur budget énergie. Plusieurs solutions concrètes peuvent être mises en place pour limiter l’impact de la hausse :
Optimiser ses contrats d’énergie avec un expert
Le courtage en énergie permet d’accéder à une analyse fine du marché et à des offres négociées auprès de différents fournisseurs. Un courtier comme ATOO Énergie accompagne les entreprises dans :
- le choix entre prix fixe ou indexé,
- la gestion du timing d’achat (calendrier de couverture),
- l’analyse des grilles tarifaires et des options tarifaires,
- l’optimisation du TURPE ou de la puissance souscrite.
Mutualiser les achats avec d’autres entreprises
Les achats groupés d’électricité permettent de bénéficier d’un effet volume et d’une plus grande attractivité auprès des fournisseurs. C’est une stratégie particulièrement adaptée aux PME, franchises ou groupements professionnels souhaitant sécuriser leur approvisionnement tout en réduisant leurs coûts.
Investir dans l’autoconsommation photovoltaïque
Produire une part de sa propre électricité grâce à des panneaux solaires en toiture ou sur ombrières permet de réduire sa dépendance au marché, de sécuriser ses coûts sur le long terme et d’améliorer son bilan carbone. L’autoconsommation devient ainsi un levier stratégique pour les entreprises disposant d’une surface exploitable, notamment dans l’industrie, la logistique ou la grande distribution.
Être accompagné dans une stratégie long terme
ATOO Énergie propose un accompagnement sur mesure pour construire une stratégie énergétique adaptée aux besoins spécifiques de chaque structure. Cet accompagnement s’appuie sur une expertise réglementaire, tarifaire et technique, avec un objectif clair : maîtriser durablement les charges énergétiques, tout en préparant la transition vers un modèle plus résilient.
Questions fréquemment posées
Pourquoi le prix de l’électricité “flambe” ?
Les “pics” de prix interviennent lorsque :
Des réacteurs nucléaires sont indisponibles,
La demande atteint des sommets (vagues de froid ou canicule),
Les tensions géopolitiques font monter le coût du gaz.
Le prix marginal fixé par la dernière centrale appelée (souvent gaz) s’envole alors.
Pourquoi le prix de l’électricité est-il indexé sur le gaz ?
Sur les bourses européennes (EPEX, Nord Pool…), on classe d’abord les sources les moins chères (renouvelables, hydraulique), puis on alimente avec des centrales gaz/charbon. Le coût du dernier moyen mis en service détermine le “prix de marché” : dès que le gaz monte, il “traîne” le prix de l’électricité avec lui.
Pourquoi l’électricité est-elle si chère en France ?
Nucléaire : un parc vieillissant subit de plus nombreux arrêts pour révision.
Tarifs réglementés : intègrent CSPE, modernisation du réseau et obligations de service public.
Exposition aux marchés : EDF achète une partie de son énergie sur les marchés spot long terme, aux prix internationaux.
Comment se fixe le prix de l’électricité en Europe ?
Bourses intrajournalières (offre/demande à l’heure)
Contrats à terme (CAL, MAT) pour lisser les volumes annuels
Tarifs réglementés ou obligations de service public pour certains consommateurs
Quand le prix de l’électricité va-t-il baisser ?
La baisse interviendra si :
Les cours du gaz et du CO₂ se détendent,
La production renouvelable (éolien, solaire) monte en puissance,
Les réacteurs nucléaires sont prolongés et maintenus en service.
Quand va s’arrêter la hausse des prix de l’électricité ?
Il n’y a pas de date précise. En pratique, le prix plafonnera dès que :
Les marchés du gaz se stabiliseront,
L’offre nucléaire redeviendra suffisante,
Le parc renouvelable et le stockage permettront de lisser les pointes de demande.
Quels facteurs feront baisser le prix de l’électricité après 2025 ?
Développement des renouvelables et stockage (batteries, STEP)
Remise en service et prolongation des centrales nucléaires
Optimisation des réseaux et interconnexions paneuropéennes
Décroissance des coûts du gaz et des quotas carbone
Pourquoi les tarifs réglementés (EDF) augmentent-ils en 2025 ?
L’ajustement 2025 intègre :
La hausse des coûts de production et d’acheminement,
La répercussion partielle des marchés de gros (+ gaz/CO₂),
Les investissements pour la sûreté nucléaire et le réseau.
En quoi les quotas carbone influencent-ils le prix de l’électricité ?
Chaque tonne de CO₂ émise par une centrale fossile devient payante. Plus le prix de la tonne de CO₂ grimpe, plus les centrales gaz/charbon (qui fixent souvent le prix marginal) voient leur coût croître, entraînant mécaniquement le prix de l’électricité à la hausse.
Comment les entreprises peuvent-elles se protéger de la hausse des prix ?
Plusieurs leviers existent pour réduire sa facture d’électricité :
- Comparer et renégocier régulièrement les offres de fourniture via un courtier spécialisé.
- Optimiser sa puissance souscrite et ses périodes de consommation.
- Investir dans des solutions d’autoconsommation photovoltaïque en entreprise, permettant de produire une part de sa propre énergie à coût maîtrisé.
- Étudier l’éligibilité à certains dispositifs comme l’amortisseur électricité ou les aides à l’efficacité énergétique.

