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Principes du TURPE : définition, évolutions et tarifs

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Bienvenue sur notre guide dédié au TURPE, ce tarif qui représente en moyenne jusqu’à 30 % de votre facture d’électricité ! Dans cet article, nous vous expliquons en quelques lignes ce qu’est le TURPE et pourquoi ce coût d’acheminement est crucial pour le financement, la modernisation et la sécurité des réseaux électriques.

Vous découvrirez notamment comment il est calculé, quels sont ses grands principes – comme la péréquation tarifaire et la tarification basée sur la puissance souscrite – ainsi que les options qui s’offrent aux professionnels pour l’optimiser.

N’hésitez pas à explorer les différentes sections de ce guide pour approfondir chacun de ces aspects et accéder à nos pages dédiées, où vous trouverez des conseils pratiques pour réduire l’impact du TURPE sur vos factures.

Le TURPE, c'est quoi ?

Le TURPE, ou Tarif d’Utilisation du Réseau Public de l’Électricité, représente le coût d’acheminement de l’électricité depuis sa production jusqu’à votre facture. Il sert à financer des infrastructures essentielles comme la maintenance et la modernisation des réseaux électriques. Comprendre le TURPE, c’est savoir comment et pourquoi ces coûts s’appliquent, et surtout, identifier les leviers pour optimiser sa facture d’électricité.

👉Pour approfondir et découvrir en détail comment optimiser votre acheminement, téléchargez notre livre blanc consacré au TURPE en PDF.

Quel est le tarif en vigueur du TURPE ?

Depuis le 1er août 2025, la version 7 du TURPE est appliquée. Elle affine les modalités de calcul pour mieux refléter les coûts de maintenance et de transition énergétique.

Les acteurs de l’acheminement de l’électricité

Dans le cadre du financement et de la gestion du TURPE, plusieurs acteurs essentiels interviennent tout au long de l’acheminement de l’électricité, chacun ayant une mission spécifique. Leur rôle permet non seulement d’assurer la fiabilité du réseau, mais aussi de garantir que votre facture intègre des coûts justifiés et transparents. Découvrez ci-dessous qui ils sont et comment ils participent à ce mécanisme complexe :

RTE – Réseau de Transport d’Électricité

Rôle et mission :

RTE est responsable du transport de l’électricité à haute tension depuis les zones de production vers les grands centres de consommation. Sa mission principale consiste à gérer et moderniser le réseau de transport afin d’assurer une distribution optimale et sécurisée sur l’ensemble du territoire.

Pourquoi c’est important ?

Le rôle de RTE conditionne la qualité du service de transport et influe sur une partie du calcul du TURPE, en particulier pour les très gros consommateurs et les entreprises industrielles.

👉 En savoir plus : Découvrez le rôle de RTE

Enedis

Rôle et mission :

Enedis gère la distribution de l’électricité sur le réseau basse et moyenne tension. Cette entreprise est chargée d’entretenir et de moderniser le réseau local, d’installer notamment les compteurs (comme le compteur Linky) et de gérer la facturation auprès des consommateurs finaux.

Pourquoi c’est important ?

Enedis joue un rôle direct dans l’optimisation de la consommation et, par conséquent, dans la modulation de certains coûts via le TURPE. Une maintenance efficace du réseau distribué contribue à limiter les surcoûts facturés aux usagers.

👉En savoir plus : Découvrez comment Enedis influence votre facture

Les Entreprises Locales de Distribution (ELD)

Rôle et mission :

Les ELD opèrent dans certaines zones où elles prennent en charge la distribution locale de l’électricité. Elles travaillent en étroite collaboration avec Enedis et RTE pour assurer la continuité et la qualité du service, notamment dans des zones à forte spécificité ou fragmentation du marché.

Pourquoi c’est important ?

Les ELD contribuent à adapter le coût de distribution aux réalités locales. Leur intervention permet de mieux cibler les besoins spécifiques de certaines régions, ce qui peut avoir une incidence sur la structure tarifaire appliquée dans le calcul du TURPE.

Le rôle de la CRE dans le calcul du TURPE

Créée en 2000, la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) est une autorité indépendante chargée de garantir l’équilibre entre les coûts réels des gestionnaires de réseaux et la répartition équitable de ces coûts pour les consommateurs. Sa mission principale consiste à définir et harmoniser les méthodes de calcul du TURPE, en veillant à la transparence et à la non-discrimination tarifaire sur l’ensemble du territoire.

La CRE intervient notamment pour :

  • Fixer les méthodologies utilisées pour établir le Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité (TURPE) afin de s’assurer que ces formules reflètent de façon juste les coûts d’investissement et d’exploitation des réseaux.
  • Veiller à ce que la construction tarifaire repose sur des principes clairs tels que la péréquation territoriale, le « timbre-poste » (la tarification uniforme indépendamment de la distance parcourue) et la tarification en fonction de la puissance souscrite.
  • Consulter les acteurs du marché de l’énergie – fournisseurs, gestionnaires de réseaux, consommateurs – pour adapter les méthodes de calcul aux évolutions du secteur et aux orientations de la politique énergétique nationale.
  • Assurer la révision régulière du TURPE, notamment via une révision générale tous les quatre ans et une révision annuelle pour ajuster certains paramètres (inflation, ajustement automatique, facteur « k »).

Ces actions permettent à la CRE de garantir un cadre objectif et équilibré, favorisant à la fois l’investissement dans les infrastructures électriques et la compétitivité tarifaire pour les usagers.

👉Pour en savoir plus sur le rôle détaillé de la CRE et découvrir comment ses décisions influencent directement le calcul de votre facture d’électricité, consultez notre page dédiée : Découvrir le rôle de la CRE

Partie juridique & obligations liées au TURPE

Au-delà du rôle technique de la CRE, le TURPE s’inscrit dans un cadre légal contraignant défini par le Code de l’énergie. Les articles L341-3 et L341-4 précisent notamment que le tarif doit être identique sur tout le territoire (péréquation tarifaire) et calculé en fonction de la puissance souscrite et de l’énergie soutirée.

Ces obligations se traduisent concrètement pour les entreprises par plusieurs règles à respecter :

  • Respect du cadre réglementaire : les délibérations de la CRE, publiées au Journal officiel, sont juridiquement contraignantes et s’appliquent à tous les consommateurs.
  • Compteur communicant Linky : imposé par Enedis, il est indispensable pour bénéficier de certaines options tarifaires (horosaisonnalité, suivi fin de la consommation). Son refus peut limiter l’accès à certains tarifs et entraîner des pénalités supplémentaires.
  • Raccordement industriel en HTA/HTB : les sites de grande puissance doivent contractualiser directement avec RTE ou Enedis via un contrat CARD ou CART, ce qui impose une gestion stricte des puissances souscrites et des dépassements.
  • Conformité aux seuils réglementaires : les entreprises doivent adapter leur puissance souscrite aux besoins réels pour éviter des surcoûts et rester en conformité avec les règles de facturation.

 En résumé, le TURPE ne se limite pas à un calcul économique : c’est aussi une obligation légale. Pour les entreprises, comprendre ces règles permet d’éviter les pénalités, d’anticiper les évolutions réglementaires et d’optimiser leur facture en toute conformité.

Coût et démarches d'optimisation du TURPE

Optimiser le TURPE peut générer des économies significatives pour une entreprise, mais ces ajustements impliquent parfois des démarches techniques et administratives dont il faut anticiper le coût. Comprendre ces frais permet d’évaluer le retour sur investissement d’une optimisation.

Modification de la puissance souscrite

La demande de modification de puissance, effectuée auprès d’Enedis ou de l’ELD, entraîne généralement des frais fixes de traitement.

  • Pour un compteur BT ≤ 36 kVA, le coût d’un changement de puissance se situe en moyenne entre 40 et 60 € HT.
  • Pour un compteur BT > 36 kVA ou en HTA, les frais sont plus élevés et peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros, selon la complexité technique (adaptation du poste, vérification des protections électriques).
  • Des délais de quelques jours à plusieurs semaines sont à prévoir, en fonction de la puissance demandée et des contraintes techniques.

Compatibilité technique et équipements

Certaines optimisations nécessitent l’installation ou la mise à jour de matériels :

  • Compteur communicant Linky obligatoire pour accéder à certaines options tarifaires (horosaisonnalité, suivi détaillé de la consommation).
  • Adaptation possible du poste de transformation HTA pour les sites industriels si la puissance souscrite est modifiée de manière significative.
  • Frais d’intervention variables, allant de la simple activation à plusieurs milliers d’euros pour une adaptation lourde.

Démarches contractuelles et suivi administratif

  • Les modifications de puissance ou de version tarifaire impliquent des ajustements contractuels avec le fournisseur d’électricité.
  • Dans le cas d’un contrat CARD ou CART (sites industriels), la modification peut nécessiter une renégociation avec RTE ou Enedis.
  • Le coût n’est pas toujours direct, mais peut se traduire par des frais de dossier, voire par des pénalités en cas de non-conformité ou de dépassement non anticipé.

En pratique, ces frais restent limités par rapport aux économies potentielles. Une optimisation réussie permet souvent de réduire le TURPE de 5 à 15 % par an, bien au-delà des coûts administratifs ou techniques engagés. C’est pourquoi un audit préalable de la puissance souscrite et du profil de consommation est indispensable avant toute démarche.

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Les grands principes du TURPE

La structure du TURPE respecte des principes de construction tarifaire définis par la CRE avec l’ensemble des acteurs.

Sa structure tarifaire obéit à quatre grands principes fondamentaux :

  • La péréquation tarifaire : Elle induit que le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité doit être identique sur l’ensemble du territoire national, conformément au principe de solidarité territoriale mentionné par le code de l’énergie (article L341-3). Il n’y a donc pas de zones plus chères que d’autres.
  • Le « timbre-poste » : La tarification de l’accès aux réseaux est indépendante de la distance effective parcourue pour acheminer l’électricité. Le principe du « timbre poste » interdit donc de répercuter la distance entre le lieu de production et le compteur en assurant une tarification identique quelle que soit la distance.
  • La tarification en fonction de la puissance souscrite et de l’énergie soutirée : Le prix dépend de la puissance souscrite et de la quantité consommée. Ce principe permet de garantir une juste répartition des coûts entre consommateurs.
  • L’horosaisonnalité : Le montant du TURPE est différencié selon les saisons, les jours de la semaine, et les heures de la journée, afin d’inciter les clients à limiter leur consommation aux périodes où la consommation de l’ensemble des consommateurs est la plus élevée au niveau national (article L341-4 du code de l’énergie).

La CRE obéit aussi à des principes de construction tarifaires dits « informels » :

  • Principe d’efficacité : le signal tarifaire doit assurer une coordination entre les investissements réalisés par les gestionnaires des réseaux et ceux réalisés par les utilisateurs ;
  • Principe de lisibilité : la structure tarifaire est définie de manière à atteindre le juste équilibre entre le reflet des coûts d’investissement et d’exploitation du réseau et la lisibilité des tarifs à travers un nombre limité de coefficients tarifaires pertinents ;
  • Principe de faisabilité : le tarif doit être réalisable d’un point de vue technique et opérationnel ;
  • Principe d’acceptabilité : le tarif doit être structuré de manière à ne pas facturer de manière excessive.

Le calcul et le montant du TURPE

Comprendre le calcul du TURPE est essentiel pour appréhender comment se répartissent les coûts liés à l’acheminement de l’électricité. Ce tarif, qui influence directement le montant de votre facture, se décompose en deux parties principales. Chaque partie (fixe et variable) est constituée de composantes précises, dont les coefficients varient en fonction du domaine de tension, de la puissance souscrite et des flux physiques mesurés. Cette segmentation permet d’ajuster le tarif de manière équitable selon l’utilisation et le profil de consommation de votre installation.

La part fixe

La part fixe recouvre les frais constants, quelle que soit votre consommation réelle. 
Elle se décompose en :
  • Composante annuelle de gestion :
    Couvre les frais liés à la gestion administrative ainsi qu’à la maintenance et la modernisation des infrastructures du réseau.
  • Composante annuelle de comptage :
    Intègre les dépenses liées à l’installation, la gestion et le suivi des compteurs électriques.

La part variable

La part variable s’ajuste en fonction de votre consommation d’électricité et de la puissance souscrite. 
Elle est représentée par :
  • Composante de soutirage :
    Cette composante varie en fonction de la quantité d’électricité effectivement utilisée et reflète les coûts liés à l’acheminement variable de l’énergie.

D’autres composantes peuvent également s’appliquer en fonction du domaine de tension comme la composante de regroupement, la composante de annuelle des alimentations complémentaires et de secours ou encore la composante annuelle de dépassement des puissances souscrites.

Comment est facturé le TURPE ?

Le TURPE est payé par l’ensemble des utilisateurs des réseaux publics de l’électricité. Mais il n’est pas présenté de la même manière sur les factures chez tous les fournisseurs. Le TURPE peut être présenté de manière « fondue » ou « non fondue ».

  • TURPE fondu :  le TURPE est inclus dans le prix du MWh et de l’abonnement. C’est le cas notamment pour les clients aux tarifs réglementés de vente (TRV). Dans ce cas, la part fixe du TURPE est prélevé sur l’abonnement et la part variable sur la consommation.
  • TURPE non fondu: Pour la grande majorité des offres de marché, le TURPE fait l’objet d’une facturation détaillée, en sus de leur consommation d’électricité. Le TURPE sera alors constitué d’une part fixe en €/mois et d’une part variable en €/MWh, proportionnelle à la consommation.

⚠️Attention
 C’est également le cas en ce qui concerne la présentation des propositions commerciales. Lorsque vous recevez une offre, vérifiez bien que le détail du TURPE est affiché dans les prix annoncés ou qu’il s’agit d’un offre fondue avec le TURPE inclus dans les prix.

Si ce n’est pas le cas, la proposition commerciale ne vous présente pas un budget global TURPE inclus et vous devez vous attendre à ajouter environ 30% de frais de TURPE supplémentaire aux prix annoncés.

Comment le TURPE est-il collecté ?

Il existe trois manières pour les gestionnaires de réseaux de percevoir le TURPE.

  • Le contrat unique : La grande majorité des consommateurs dispose d’un contrat unique : il règle le TURPE à leur fournisseur d’électricité, qui le reverse ensuite aux gestionnaires de réseaux.
  • Le contrat CARD : Dans certains cas, les utilisateurs peuvent faire le choix de souscrire un contrat directement auprès du gestionnaire de réseau de distribution : le Contrat d’Accès au Réseau de Distribution (CARD). Enedis (ou l’ELD) facture alors au client le montant du TURPE dont il est redevable, et reverse sa part au transporteur d’électricité (RTE).
  • Le contrat CART : Les consommateurs de type industriel, s’ils sont reliés directement au réseau de transport, bénéficient d’un autre type de contrat : le Contrat d’Accès au Réseau de Transport (CART). Le gestionnaire du réseau de transport RTE facture alors l’utilisateur sans l’intermédiaire du fournisseur.

Quelles sont les évolutions du TURPE ?

Le TURPE est réévalué en deux temps : lors d’une révision générale et lors de révisions annuelles.

La révision générale du TURPE

Une révision générale de la méthode de calcul des TURPE est prévue, par la loi, tous les quatre ans. Cette mise à jour globale résulte d’une étude préparatoire de la Commission de Régulation de l’Énergie. Elle prend en compte l’évolution des coûts des gestionnaires des réseaux d’électricité (RTE, Enedis, ELD) tout en essayant d’être en adéquation avec les ambitions politiques et sociétales de la transition énergétique.

ℹ️ Depuis le 1er août 2021, c’est la version 6 du TURPE qui est en vigueur, jusqu’en août 2025.

La révision annuelle du TURPE

Afin de revaloriser le montant de certaines des composantes du Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité, une révision annuelle a lieu au 1er août.

Elle est définie en prenant en compte 3 éléments :

  • L’inflation ;
  • Un ajustement automatique prédéfini : + 0,4 % pour le transport et 1,3% pour la distribution ;
  • Le facteur « k » d’ajustement compris entre –2 % et +2 %. Il varie selon le bilan financier des gestionnaires des réseaux, en fonction des prévisions de l’année précédente.

ℹ️ A noter, la dernière évolution tarifaire (révision annuelle) du TURPE 6 HTA/BT est entrée en vigueur le 1er février 2025

L'évolution du TURPE

Les évolutions tarifaires du TURPE dépendent essentiellement de la nécessité de moderniser, d’entretenir et de dépanner les réseaux de distribution d’électricité en France. A titre d’exemple, le déploiement du compteur Linky est financé par le TURPE. Il est donc primordial d’anticiper ces coûts inhérents à la modernisation, aux réparations et à l’entretien des lignes. 

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Évolution du TURPE en France en pourcentage par rapport à l'année précédente, jusqu'en 2025

Profils types et impact du TURPE sur différents consommateurs

Le TURPE ne pèse pas de la même manière sur toutes les structures : son impact varie selon la puissance souscrite, la nature de l’activité et les habitudes de consommation. Pour mieux comprendre son influence, examinons plusieurs profils représentatifs d’entreprises et de collectivités.

PME de bureau (compteur BT ≤ 36 kVA)

Pour une PME de type bureau, équipée d’un compteur basse tension et affichant une consommation annuelle d’environ 30 000 kWh, le TURPE représente généralement entre 25 et 30 % de la facture d’électricité. Dans ce type de configuration, la part fixe – liée à la puissance souscrite – pèse lourdement, surtout lorsque cette puissance est surdimensionnée par rapport aux besoins réels. La part variable dépend quant à elle de la consommation, concentrée sur les heures pleines en journée. L’optimisation passe souvent par un ajustement précis de la puissance souscrite et une meilleure répartition des usages pour limiter les pics.

Industrie raccordée en HTA

À l’opposé, une industrie raccordée en haute tension A (HTA), avec une puissance supérieure à 250 kVA et une consommation annuelle dépassant fréquemment 5 GWh, subit un TURPE pouvant atteindre 35 % de sa facture. Les grands sites industriels sont particulièrement exposés aux pénalités de dépassement de puissance et aux effets de l’horosaisonnalité. Ici, les leviers d’optimisation résident dans le pilotage des charges, l’effacement de consommation lors des périodes de pointe et le recours à des solutions comme le stockage d’énergie ou l’autoconsommation photovoltaïque, afin de limiter le soutirage au réseau.

Commerce à horaires élargis

Les commerces de grande distribution, ouverts sur de larges plages horaires, présentent un autre profil. Leur consommation, répartie sur la journée, le soir et parfois le week-end, alourdit la part variable du TURPE. Celle-ci représente en moyenne 28 à 32 % de la facture totale, un niveau légèrement supérieur à celui d’une PME classique. Les installations frigorifiques, l’éclairage permanent et la climatisation expliquent cette sollicitation importante du réseau aux périodes tarifaires les moins favorables. Pour ce type d’acteur, lissage des consommations et ajustement de la puissance contractuelle sont des leviers essentiels.

Petite collectivité locale (écoles, bâtiments administratifs, gymnases)

  • Profil énergétique : consommation variable selon les saisons, avec des pics en hiver (chauffage électrique, éclairage) et une activité réduite en été.
  • Impact du TURPE : entre 20 et 25 % de la facture annuelle, avec une forte influence de l’horosaisonnalité et de la puissance souscrite (souvent surévaluée).
  • Optimisation possible : adapter la puissance souscrite aux périodes d’inactivité, mutualiser les contrats d’énergie, et valoriser l’autoconsommation photovoltaïque pour les bâtiments publics.
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Comment optimiser le TURPE sur sa facture d’électricité professionnelle ?

Optimiser le TURPE sur sa facture d’électricité professionnelle, c’est avant tout identifier les leviers d’action concrets pour réduire durablement ce poste de dépense. Que ce soit par le choix judicieux de la puissance souscrite, l’ajustement du profil de consommation ou la sélection d’une offre adaptée à vos besoins, plusieurs stratégies permettent de limiter la part du TURPE dans votre facture. Découvrez nos conseils pratiques pour agir efficacement et réaliser des économies sur le long terme.

Adapter la puissance souscrite à vos besoins réels

Une puissance trop élevée augmente le montant du TURPE sans bénéfice, alors qu’une puissance trop faible expose à des pénalités. Il est donc essentiel d’ajuster la puissance souscrite selon votre profil de consommation.

💡C’est un point essentiel pour optimiser son TURPE.

Découvrez notre page dédiée aux critères à prendre en compte pour bien optimiser sa puissance souscrite.

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Répartissez vos consommations sur les plages horaires les moins coûteuses et évitez les pics de puissance, afin de limiter les surcoûts liés au TURPE.

L’option tarifaire

En fonction du type de compteur, vous pouvez bénéficier de plusieurs options tarifaires du TURPE, aussi appelée Version d’Utilisation (VU).

Si vous disposez d’un compteur C5, quatre options tarifaires sont possibles : CU, MU, CU ou MU associé à deux saisons. Pour les compteurs C4, C3 et C2, seules deux options sont possibles : CU et LU.

L’abattement du TURPE

Certaines entreprises, notamment les grands consommateurs d’électricité tels que les sites électro-intensifs ou hyper-électro-intensifs, peuvent bénéficier d’une réduction du TURPE. En France, cela concerne environ 500 entreprises, ce qui signifie que la plupart des entreprises ne sont pas éligibles à cette réduction.

👉Rendez-vous sur notre page dédié à notre service d’optimisation du TURPE pour découvrir gratuitement si des économies sont possibles sur votre TURPE !

Foire aux questions (FAQ) sur le TURPE

Qu'est-ce que le TURPE ?

Le TURPE (Tarif d’Utilisation du Réseau Public de l’Électricité) correspond au tarif d’acheminement de l’électricité, destinés à financer la maintenance, la modernisation et la sécurité des réseaux publics.

La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) définit les méthodes de calcul du TURPE, qui se compose d’une part fixe couvrant les coûts administratifs, de maintenance et de comptage, et d’une part variable liée à la consommation et à la puissance souscrite.
Le TURPE a évolué de la version 1 à la version 7 ; la version 6 a couru du 1ᵉʳ août 2021 à août 2025, et la version 7 est entrée en vigueur le 1ᵉʳ août 2025 pour environ quatre ans.
Le TURPE peut être facturé sous forme « fondue » (inclus dans le prix du kWh et de l’abonnement) ou « non fondue » (avec une ligne distincte pour la part fixe et la part variable).
Un professionnel peut réduire son TURPE en ajustant la puissance souscrite à ses besoins, en modulant son profil de consommation et en choisissant des options tarifaires (heures creuses, profil jour/nuit) adaptées à son compteur.
La CRE effectue une révision générale du TURPE tous les quatre ans et une révision annuelle chaque 1ᵉʳ août, pour prendre en compte l’inflation, les coûts réglementaires et les ajustements automatiques.
Le TURPE repose sur quatre principes : la péréquation territoriale, le « timbre-poste », la tarification selon la puissance souscrite et la consommation, et l’horosaisonnalité.
Le TURPE fondu intègre le coût d’acheminement dans le prix du kWh et de l’abonnement, tandis que le TURPE non fondu détaille séparément la part fixe et la part variable sur la facture.

Tous les chiffres et coefficients par classe de tension et tranches de puissance du TURPE 7 sont disponibles sur notre page dédiée au TURPE 7.

Le TURPE n’est pas une taxe au sens fiscal du terme, mais un tarif réglementé fixé par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE). Il rémunère les gestionnaires de réseaux pour l’acheminement de l’électricité.

En cas de dépassement de la puissance souscrite, le TURPE inclut une composante de pénalité calculée automatiquement par le compteur (notamment Linky). Ces surcoûts peuvent représenter plusieurs centaines d’euros par an si la puissance n’est pas correctement ajustée.

Le TURPE 7 est entré en vigueur le 1er août 2025 pour une durée de quatre ans. Sauf prolongation exceptionnelle, il sera remplacé par une nouvelle version (TURPE 8) en 2029.

Le terme TURPE désigne exclusivement le tarif d’acheminement de l’électricité. Pour le gaz naturel, l’équivalent s’appelle le TURPG (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics de Gaz), qui regroupe deux composantes distinctes : l’ATRT pour le transport haute pression et l’ATRD pour la distribution jusqu’au compteur. Pour tout savoir sur ces tarifs, consultez notre page dédiée : Les tarifs d’acheminement du gaz naturel.

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À propos de l'auteur

Ophélie BERTHOU
Ophélie BERTHOU
Ophélie Berthou est chargée de communication et marketing chez ATOO Energie depuis 2022. Spécialiste éditoriale du marché de l’énergie, elle conçoit des contenus à destination des professionnels pour décrypter l’actualité, les mécanismes de formation des prix et les points de vigilance liés aux contrats d’électricité et de gaz.