À partir du 1er janvier 2026, plusieurs évolutions réglementaires vont modifier certains postes “invisibles” mais bien réels de votre facture d’énergie (électricité et gaz). Ces mécanismes s’appliquent aux fournisseurs… et finissent, de manière directe ou indirecte, par se retrouver dans les offres et dans la facture électricité / gaz 2026 des entreprises.
Voici un décryptage clair des principaux changements à connaître pour piloter vos budgets et mieux comprendre l’évolution du prix électricité 2026 et du prix du gaz 2026.
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Baisse de la taxe d'acheminement d'électricité (CTA) au 1er février 2026
Le gouvernement a annoncé une baisse de 25 % de la Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) à compter du 1er février 2026, sous réserve de la publication d’un décret. Cette taxe, intégrée à la facture d’électricité, participe notamment au financement de certains régimes de retraite historiques du secteur de l’énergie.
Concrètement, la mesure se traduira par une baisse d’environ 5 % sur la partie “abonnement” liée à l’acheminement. Il est important de préciser que la CTA ne s’applique pas à toute la facture : elle concerne uniquement la part fixe du TURPE (les coûts d’acheminement). Elle ne s’applique pas, par exemple, à l’abonnement fournisseur ni au prix de l’énergie consommée.
Pour la majorité des entreprises, l’effet restera modéré : on parle généralement de 30 à 100 € d’économies par an pour une TPE/PME “standard”, selon la puissance souscrite, et jusqu’à 200 € pour les profils les plus électro-intensifs. La réduction s’appliquera automatiquement, sans démarche à effectuer. En revanche, il est important de rappeler que cette baisse ne se répercute pas de façon proportionnelle sur la facture totale, car celle-ci combine une part fixe (l’abonnement) et une part variable liée à la consommation.
Cette annonce, très commentée, met en lumière une réalité : l’énergie reste un poste de dépenses complexe et souvent opaque pour de nombreuses entreprises. Le marché professionnel dépend de multiples paramètres (puissance, profil de consommation, zone géographique, type d’indexation, période de signature, etc.), ce qui rend les comparaisons difficiles.
Les ordres de grandeur parlent d’eux-mêmes. Un simple écart de 2 à 3 centimes par kWh entre deux offres (ce qui est courant) peut représenter 600 à 900 € par an pour une consommation de 30 MWh, soit 10 à 20 fois l’impact de la baisse de la CTA. Une puissance souscrite mal calibrée, surdimensionnée de quelques kVA après l’évolution d’une installation, peut coûter 500 à 800 € d’abonnement superflu chaque année, sans qu’aucun signal ne l’indique. Enfin, le moment du renouvellement est déterminant : signer en période de marché tendu plutôt que détendu peut faire varier fortement la facture, avec parfois des écarts très importants sur plusieurs années.
Ce que change vraiment la baisse de la CTA au 1er février 2026
La baisse de 25 % de la CTA est une mesure positive, mais son effet reste limité à l’échelle d’une facture d’électricité.
Pourquoi cette baisse est mise en avant ?
Dans un contexte de tensions budgétaires, cette mesure est présentée comme relativement neutre pour les finances publiques, car la taxe repose sur une caisse jugée excédentaire.
Elle envoie un signal politique de baisse, même si son impact reste marginal.
Un impact réel… mais modéré
Économie de quelques dizaines d’euros par an pour la plupart des entreprises.
Mesure automatique, sans démarche à effectuer.
Ce que cela ne change pas
Pas de sécurisation des prix.
Pas de protection contre de futures hausses.
Pas d’amélioration structurelle de la compétitivité énergétique à elle seule.
Des critiques et des leviers plus puissants… mais plus coûteux
Certaines organisations syndicales jugent la mesure insuffisante pour atteindre un “juste prix” de l’électricité.
D’autres pistes sont évoquées dans le débat : TVA réduite sur l’énergie, baisse de l’accise (qui pèse sur la part variable de la facture) ➜ mais ces options auraient un impact budgétaire nettement plus lourd.
Le vrai intérêt pour les entreprises : un déclencheur pour optimiser
Cette baisse peut être l’occasion de faire un point sur votre situation : Votre contrat est-il toujours adapté à vos usages ? Votre puissance souscrite est-elle correctement dimensionnée ? Avez-vous une vision claire de vos échéances et fenêtres de renégociation ?
En résumé : la baisse de la CTA peut faire gagner un peu, mais l’essentiel est ailleurs. Si cette annonce vous pousse à identifier les vrais leviers d’optimisation (contrat, puissance, timing), le gain peut devenir bien plus significatif que la baisse elle-même.
Très légère baisse du TRV au 1er février 2026
Le TRV devrait baisser très légèrement au 1er février 2026 : -0,83 % TTC selon la CRE, pour EDF et certains distributeurs locaux, soit environ 19,75 millions de clients concernés. Après la forte baisse de -15 % en février 2025, l’effet reste limité : la CRE évoque une diminution moyenne de 1,99 € TTC/MWh, représentant environ 9 € TTC/an pour une consommation type (4,5 MWh/an).
Cette quasi-stabilité s’explique par des mouvements qui se compensent : baisse des prix de marché (davantage répercutée depuis la fin de l’ARENH) mais hausse de certains coûts, notamment les coûts de commercialisation liés à l’évolution des CEE, dans une facture composée aussi des coûts d’acheminement (TURPE) et des taxes.
Focus taxes : une accise sur l'électricité en hausse
Côté fiscalité, la baisse de l’accise sur l’électricité (la principale taxe, proportionnelle aux consommations) n’a finalement pas été adoptée, faute d’accord au Parlement. Résultat : au 1er février, l’accise augmentera mécaniquement, passant de 29,98 €/MWh à 30,85 €/MWh, tandis que le TURPE resterait inchangé.
Évolution des CEE : 6e période (2026–2030)
Le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) entre dans sa 6e période sur 2026–2030, avec une hausse des obligations annoncée à +27% par rapport à la période précédente. Cette augmentation a été confirmée par le décret n°2025-1048 du 30 octobre 2025.
Impact concret sur la facture d'énergie 2026 des professionnels
Pour les entreprises, l’entrée dans la 6ᵉ période des CEE (2026–2030) ne se résume pas à une évolution réglementaire abstraite : elle peut avoir des effets très concrets sur le coût de l’énergie, les projets d’investissement et les exigences de conformité.
Coût de l’énergie : un paramètre à surveiller de près
Avec la hausse des obligations, les fournisseurs doivent financer davantage de CEE. Selon la manière dont chaque offre est construite, une partie de ce coût peut se retrouver intégrée dans le prix (et donc peser sur la facture), en particulier si la valeur des certificats progresse sur le marché.
Pour les professionnels, cela renforce l’intérêt d’ :
optimiser leur stratégie de contrat (choix du fournisseur, type d’offre fixe/indexée, durée d’engagement, niveau de couverture du risque) ;
agir sur la consommation à la source, via des actions d’efficacité énergétique qui réduisent durablement les MWh… et donc la facture.
Investissements : des primes CEE à valoriser au maximum
La montée en puissance des obligations peut aussi s’accompagner d’un maintien (voire d’un renforcement) des primes CEE sur des opérations jugées prioritaires : rénovation énergétique des bâtiments tertiaires, modernisation d’équipements, optimisation des utilités (air comprimé, froid, vapeur…), ou encore actions liées à la mobilité professionnelle.
Ces primes peuvent améliorer la rentabilité de nombreux projets en :
diminuant l’investissement initial à financer ;
permettant de cumuler avec d’autres aides selon les cas (dispositifs locaux, fonds dédiés, accompagnements financiers, etc.) ;
rendant réalisables des projets qui, sans soutien, restent souvent reportés.
Conformité : un dispositif plus encadré, plus contrôlé
Le cadre des CEE tend à se renforcer : contrôles plus stricts, exigences administratives accrues, et attention particulière portée à la qualité des dossiers.
Pour les entreprises, la clé est de :
respecter l’ordre des étapes (devis, réalisation, facturation, demande) ;
constituer un dossier complet et traçable (preuves de performance, fiches standardisées, attestations, photos avant/après, etc.) ;
s’appuyer sur des interlocuteurs qui maîtrisent les règles de la 6ᵉ période pour éviter les refus, les retours de contrôle ou la perte de la prime.
Un dossier mal cadré peut entraîner la non-valorisation des CEE, voire des litiges entre acteurs du projet.
Point de vigilance sur les comparatifs qui vous sont présentés
Chez ATOO Energie, nous avons déjà anticipé l’évolution des CEE : elle est intégrée dans nos études et nos prix à partir de 2026.
Si vous avez une offre ou un comparatif en cours, nous vous proposons une vérification rapide : la composante CEE est-elle bien intégrée et au bon niveau ? (pour éviter toute mauvaise surprise).
CPB : arrivée des Certificats de Production de Biogaz au 1er janvier 2026
Autre nouveauté importante côté gaz : les Certificats de Production de Biogaz (CPB). Ce mécanisme vise à soutenir la production de biométhane injecté dans les réseaux, via une obligation portée par les fournisseurs de gaz à compter de janvier 2026.
Ce cadre s’appuie notamment sur le décret de juillet 2024 précisant les modalités d’application.
Qui est concerné par les CPB ?
Le mécanisme des Certificats de production de biogaz s’ouvre avec une première phase couvrant les années 2026 à 2028. L’obligation porte sur les volumes de gaz livrés aux clients résidentiels et aux clients du secteur tertiaire/commercial ; les consommations à usage industriel ne sont pas concernées.
Chaque année, le nombre de certificats de production de biogaz qu’un fournisseur doit détenir est calculé en fonction des quantités de gaz qu’il fournit à ces clients résidentiels et tertiaires. À ce volume est ensuite appliqué un coefficient d’obligation, conçu pour augmenter progressivement au fil des années.
Impact des Certificats de production de biogaz sur le prix du gaz 2026
Sur une facture de gaz, la composante CPB peut être intégrée de deux façons selon le fournisseur :
soit directement incluse dans le prix du kWh (elle n’apparaît pas en ligne dédiée),
soit détaillée séparément via une ligne ou une clause spécifique.
Dans les deux cas, la logique reste identique : le coût lié aux certificats dépend de votre consommation, du coefficient d’obligation applicable à l’année, et du prix du certificat sur le marché.
| Année | Coefficient d’obligation (CPB / MWh livrés) | Clients concernés | Clients exclus | Évolution par rapport à 2026 | Description |
|---|---|---|---|---|---|
| 2026 | 0,41 % | Résidentiel et tertiaire | Industrie | Démarrage du dispositif, impact initial limité. | |
| 2027 | 1,82 % | Résidentiel et tertiaire | Industrie | × 4,44 | Montée en charge sensible par rapport à 2026. |
| 2028 | 4,15 % | Résidentiel et tertiaire | Industrie | × 10,12 | Obligation environ multipliée par dix vs 2026. |
Pour se représenter l’ordre de grandeur, on peut raisonner simplement :
Surcoût CPB ≈ MWh consommés × coefficient de l’année × prix unitaire du certificat.
À consommation identique, l’impact est généralement plus faible en 2026, puis plus sensible en 2027, et plus visible en 2028, du fait de la montée en charge du dispositif.
Autre point important : le prix d’un certificat CPB n’est pas fixe. Il évolue selon l’offre et la demande : davantage de production de biogaz injectée signifie plus de certificats disponibles, tandis qu’une obligation plus forte côté fournisseurs augmente la demande. Un garde-fou existe via une pénalité en cas de non-respect, qui joue un rôle de plafond économique : si le certificat devenait plus cher que cette pénalité, il perdrait son intérêt à l’achat. Cela limite les excès, sans garantir un prix stable.
En pratique, votre marge de manœuvre se situe à deux niveaux :
agir sur la consommation (moins de MWh = base CPB plus faible),
choisir une offre lisible sur le traitement des CPB : prix “tout compris” (plus prévisible) ou refacturation au réel (plus transparente).
Avec ces leviers, la composante CPB devient un paramètre anticipable dans le budget gaz de votre entreprise, plutôt qu’une source de surprise sur la facture.
À retenir pour votre facture d'énergie 2026
Plus vous consommez de MWh, plus le fournisseur doit détenir de certificats pour couvrir vos volumes (sur les segments concernés), et plus la part CPB pèse dans votre prix du gaz 2026. Cette part est aussi appelée à monter progressivement sur 2026, 2027 et 2028, non pas parce que vous consommez davantage, mais parce que le coefficient réglementaire augmente par étapes.
VNU : fin de l’ARENH et impact sur le prix électricité 2026
C’est l’un des plus gros changements côté électricité : la fin de l’ARENH (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique) au 31 décembre 2025 et son remplacement, au 1er janvier 2026, par le Versement Nucléaire Universel (VNU).
L’idée n’est plus d’accéder à un “guichet” d’électricité nucléaire à prix régulé, mais de mettre en place un mécanisme de prélèvement puis de redistribution lorsque les revenus tirés du nucléaire dépassent certains seuils.
Comment fonctionne le VNU ?
Le VNU repose sur une taxe appliquée aux revenus nucléaires d’EDF au-delà de seuils :
50% de prélèvement au-delà d’un premier seuil,
90% au-delà d’un second seuil plus élevé.
Ces seuils s’appuient sur les coûts complets du nucléaire évalués périodiquement par la CRE (au moins tous les 3 ans). Pour 2026–2028, la CRE retient un coût complet de 60,3 €/MWh.
Point clé à retenir : les seuils précis doivent être fixés par arrêté (et sont définis par périodes).
Quand le VNU s’applique-t-il sur la facture électricité 2026 ?
Le Versement Nucléaire Universel ne se déclenche que si les seuils sont atteints. Si les prix restent sous ces niveaux, il n’y a pas de redistribution (donc pas “d’avoir” spécifique lié au VNU).
Certaines analyses relayant les projections de la CRE jugent d’ailleurs peu probable une activation dès 2026.
Le rôle du fournisseur : une réduction visible sur la facture
Si le VNU s’active, la redistribution passera par votre fournisseur, sous forme de minoration sur la facture : la loi prévoit que cette minoration soit explicitement distinguée sur la facture (mention dédiée).
Le principe de calcul est uniforme (particuliers comme professionnels) et dépend des quantités d’électricité fournies sur la période considérée.
À noter : le cadre prévoit aussi la possibilité de moduler cette minoration selon le moment et le profil de consommation, via un décret en Conseil d’État.
Qu’est-ce que ça change pour le prix électricité 2026 ?
Le VNU n’est pas une “baisse automatique”, mais un filet de sécurité : la redistribution joue surtout en cas de prix de marché élevés.
En pratique, vos conditions contractuelles (fixe, indexé, durée, révisions) resteront déterminantes pour votre facture électricité 2026.
Après la fin de l’ARENH, le VNU vise surtout à amortir les flambées de marché “après coup”. Pour le prix électricité 2026, l’effet dépendra donc d’un point clé : les prix de marché seront-ils assez élevés pour déclencher le mécanisme ?
Mécanisme de capacité 2026 : réforme et nouvelle organisation
Le mécanisme de capacité évolue vers un modèle centralisé : RTE contractualise directement les capacités nécessaires et le financement passe par une taxe de répartition (payée via fournisseurs, grands consommateurs, etc.).
Un modèle désormais centralisé autour de RTE
Avec la réforme du mécanisme de capacité sur 2026–2027, on passe d’un fonctionnement largement “de marché” et décentralisé à une organisation pilotée de manière centralisée :
RTE devient l’acteur central du dispositif, avec un rôle d’acheteur/organisateur.
Il estime le besoin national de puissance (en MW) à sécuriser pour les périodes hivernales.
Il contractualise directement avec les acteurs capables d’apporter de la capacité : moyens de production, effacement de consommation, solutions de stockage, etc.
Ce besoin est ensuite traduit dans une courbe de demande administrée, définie par les pouvoirs publics à partir des analyses de RTE et des orientations du régulateur.
Des enchères plus encadrées… et un financement via une taxe de répartition
La sélection des capacités se fera via des enchères organisées par RTE, avec un nombre d’enchères limité par période de livraison (pour simplifier et stabiliser le dispositif).
Pour limiter l’impact sur les clients, le cadre prévoit des garde-fous, notamment :
un plafond de prix global,
et un plafond spécifique pour certaines capacités existantes, afin d’éviter des gains excessifs sur des actifs déjà rentabilisés.
Côté financement, le mécanisme reposera sur une taxe de répartition payée par :
les fournisseurs d’électricité,
certains gros consommateurs achetant directement sur le marché,
et les gestionnaires de réseau (notamment pour couvrir les pertes).
Dans les faits, cette taxe a vocation à être répercutée dans les contrats d’électricité des entreprises, souvent sous la forme d’une ligne identifiable liée au mécanisme de capacité.
Plus de place pour les flexibilités et l’échelon européen
Le nouveau cadre valorise davantage :
les flexibilités décarbonées (batteries, effacement, pilotage de consommation…),
et les capacités transfrontalières, via les échanges avec les pays voisins.
Objectif : mieux sécuriser l’approvisionnement tout en intégrant le mécanisme de capacité 2026–2027 dans une logique plus européenne et plus adaptée à un système électrique en transition.
Pour les entreprises, l’enjeu est double : bien comprendre la réforme et l’intégrer dès maintenant dans leurs comparaisons.
Les principaux impacts sont notamment :
une lecture plus claire de la composante “capacité” sur la facture, avec une ligne dédiée ;
un coût mieux encadré dans la durée, si les mécanismes de plafonnement et d’encadrement des enchères remplissent pleinement leur objectif ;
une nécessaire vigilance au moment de comparer les offres des fournisseurs, puisqu’ils devront intégrer cette taxe de répartition dans leurs grilles tarifaires.
Comment agir dès maintenant sur votre facture d’énergie 2026 (électricité et gaz) ?
Pour limiter l’impact de ces évolutions sur votre prix électricité 2026 et votre budget gaz :
Relisez vos conditions de renouvellement 2025/2026 (durée, indexation, clauses de révision).
Comparez des offres sur des bases comparables (mêmes volumes, même profil, mêmes options).
Vérifiez les lignes “réglementaires” (CEE, mécanismes, etc.) pour comprendre ce qui relève du marché vs. de la règle.
Envisagez une stratégie de prix (fixe / indexé / mix) selon votre sensibilité au risque.
Chez ATOO Energie, nous réalisons une étude comparative gratuite des offres électricité et gaz pour les professionnels, afin d’identifier le meilleur contrat selon votre profil de consommation.
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