Marché de l’énergie : bilan de l’année 2020

Sans conteste, l’année 2020 restera dans les annales. Marquée par la crise sanitaire inédite, le coronavirus a bousculé l’économie mondiale. Et le secteur de l’énergie n’a pas été épargné ! Que retenir de cette année si particulière ? Que s’est-il passé sur le marché de l’énergie ? Faisons le bilan du marché de l’énergie sur l’année 2020.

Covid-19 : une crise sanitaire inédite aux lourdes conséquences

La situation sanitaire a obligé le gouvernement à prendre des décisions radicales. Au total, près de 4 milliards d’habitants se sont retrouvés confinés. Si le télétravail s’est généralisé, l’activité économique mondiale s’est écroulée brutalement. Selon les dernières estimations de l’AIE, la consommation mondiale d’énergie a chuté de plus de 5 % en 2020.

Retour en images sur les principales conséquences de la première vague de Covid-19. Pour plus d’informations, rendez-vous sur notre article de blog Coronavirus, quels impacts sur le secteur de l’énergie.

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La crise sanitaire et les mesures de confinement ont littéralement modifié l’équilibre entre l’offre et la demande sur le marché de l’énergie. Avec une grande partie du secteur industriel à l’arrêt complet, la consommation énergétique a chuté brusquement en quelques semaines. Les prix du pétrole ont atteint des montants historiquement bas et, mécaniquement, les prix de l’énergie ont fortement baissé.

Cette période était propice pour les consommateurs, qui ont pu profiter de tarifs particulièrement attractifs.

Les mesures plus « souples » du second confinement ont permis de limiter la baisse de la consommation d’électricité et de gaz. Les espoirs d’un vaccin contre le Covid-19 ont permis de relancer les cours de l’or noir. Cependant, l’activité économique n’a pas complètement repris et l’instabilité sur les marchés se fait toujours ressentir.

Fin des tarifs réglementés pour les entreprises et professionnels​

Jugés contraire à l’ouverture du marché de l’énergie, les tarifs historiques d’EDF et d’Engie disparaissent progressivement depuis 2014. Cette année fut marquée par la disparition officielle du TRV gaz pour tous les professionnels ainsi que des nouvelles restrictions d’éligibilité aux tarifs régulés d’électricité. Une nouvelle étape de franchie vers la libéralisation du marché de l’énergie.

Marché du gaz naturel

Les tarifs réglementés de gaz naturel ont définitivement disparu pour les clients non résidentiels au 1er décembre 2020. Désormais, tous les professionnels doivent souscrire une offre de marché chez le fournisseur de leur choix.

Marché de l'électricité​

La disparition définitive du tarif réglementé d’électricité n’est pas encore actée pour l’ensemble des consommateurs. Néanmoins, les conditions d’éligibilité du tarif bleu d’EDF pour les petits professionnels sont de plus en plus restreintes.

Seules les entreprises de moins de 10 salariés et dont le chiffre d’affaire, les recettes ou le total de bilans annuels n’excèdent pas 2 milliards d’euros restent éligibles aux tarifs réglementés.

Une concurrence accrue et des offres de marché qui séduisent​

La suppression des tarifs réglementés marque une évolution majeure vers la libéralisation des marchés. La concurrence progresse sur le segment des professionnels. De nouveaux fournisseurs alternatifs apparaissent régulièrement sur le marché de l’énergie et grignotent peu à peu des parts de marché. Aujourd’hui, on dénombre plus d’une trentaine de fournisseurs alternatifs d’électricité et de gaz naturel.

D’après le dernier observatoire des marchés de détails de l’électricité et du gaz naturel de la CRE :

  • 2 384 000 professionnels sont en offre de marché dont plus de la moitié chez un fournisseur alternatif
  • Au 30 septembre 2020, environ 32 % des sites sont en offre de marché (+ 2% par rapport à 2019), dont 27 % auprès d’un fournisseur alternatif

Chaque année, les professionnels sont de plus en plus nombreux à se tourner vers des offres de marché. Qu’est-ce qui les attirent ? Un large panel d’offres, des conditions tarifaires attractives et des offres personnalisées selon leur secteur d’activité.

Le développement des offres vertes

La crise sanitaire a momentanément transformé le mix électrique mondial. Fin mars, les énergies renouvelables représentaient 35 % de l’approvisionnement électrique.

Les secteurs du biométhane, de l’hydraulique, de l’éolien et du solaire continuent de se développer. Les fournisseurs sont de plus en plus nombreux à proposer des offres d’électricité verte et de biogaz.

Mais la pandémie a également retardé de nombreux projets et les investissements “verts” ne seront pas aussi importants que prévu cette année. Néanmoins, la transition énergétique reste plus que jamais au cœur de l’actualité. Les investissements “verts” devraient augmenter dès 2021.

Prix de l'énergie : de belles opportunités pour les professionnels​

Comme nous l’avons évoqué dans le premier point de cet article, la crise sanitaire a eu des impacts énergétiques majeurs. Le confinement et le ralentissement de l’industrie mondiale ont entraîné une chute brutale de la demande d’électricité et de gaz naturel. Qui dit offre excédentaire dit baisse des prix !

Marché du gaz​

La tendance baissière des cours du gaz s’est accentuée durant cette période. Les prix du gaz ont chuté tandis que les stocks de GNL n’ont fait qu’augmenter. Cette surabondance a obligé plusieurs pays à freiner leur production et à réduire leurs investissements.

Marché de l'électricité​

Même punition sur le marché de l’électricité : les cours du Brent ont atteint des niveaux historiquement bas. Renégocier ses contrats d’énergie durant cette période était une véritable opportunité.

À l’inverse, le tarif réglementé d’électricité a continué d’augmenter : +2,4 % en février et + 1,54 % en août. Le marché de l’électricité est en constante hausse depuis plusieurs années : les prix ont progressé de près de 50 % en 10 ans.

Pour éviter de subir ces augmentations, il est préférable de souscrire une offre à prix fixe plutôt qu’une offre à prix indexé aux tarifs réglementés.

Évolutions réglementaires : vers une hausse des factures d'électricité ?​

L'ARENH​

Cette année encore, les commandes d’ARENH ont largement dépassé le plafond maximal des 100 TWh fixé par la CRE. Ce nouveau dépassement obligera les autorités à pratiquer l’écrêtement. Les fournisseurs devront compenser le volume d’ARENH écrêté en achetant ce volume à prix de marché.

Mais les tarifs sur les marchés de gros sont, depuis plusieurs années, supérieurs au prix ARENH de 42 €/MWh. Dans ce cas, les fournisseurs répercutent le surplus d’achat en augmentant le prix des offres de marché. Résultat ? Les professionnels ayant souscrit une offre indexée ARENH ou avec droits ARENH voient leurs factures augmenter.

Pour se protéger des conséquences de l’écrêtement, la meilleure solution est de souscrire une offre à prix fixe : le prix du kWh reste identique sur toute la durée du contrat (de 1 à 4 ans).

Le mécanisme de capacité​

Le 10 décembre dernier a eu lieu la dernière enchère du dispositif. Les garanties de capacités se sont échangées au prix de 39 095 €/MWh, soit une augmentation de plus de 50 % par rapport au PRM 2020.

Rappelons que les fournisseurs se basent sur ces enchères pour fixer le coût du mécanisme de capacité. Un coût qu’ils rajouteront, en partie, au montant total de la facture des consommateurs. La hausse impressionnante des dernières enchères laisse présager d’importantes répercussions sur les factures d’électricité. 

Pour savoir comment limiter la hausse sur votre facture, jetez un œil à notre article : Enchères de capacité 2020 : vers une hausse de la facture d’électricité ?

Des prévisions 2021 qui inquiètent​

Augmentation du Turpe 6​

Conformément aux dernières prévisions, la CRE a confirmé que les tarifs d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe 6) allaient augmenter au 1er août 2021. Cette décision s’inscrit dans un contexte d’accélération de la transition énergétique. Si RTE et Enedis veulent couvrir leurs dépenses liées au développement des énergies renouvelables, leurs investissements vont nécessairement devoir augmenter sur les prochaines années.Rappelons que le TURPE est payé par tous les consommateurs d’électricité et qu’il représente en moyenne 30 % d’une facture d’électricité. Dans certains cas, il est possible de réduire son impact !

Hausses des taxes sur l'électricité et le gaz​

Selon le Projet de Loi de Finances (PLF) 2021, certaines taxes sur l’énergie seraient également concernées par une hausse de prix. Une réforme de la TCFE est prévue par le Gouvernement. L’ensemble des communes devraient se voir attribuer un taux harmonisé. Dès le 1er janvier 2021, le taux de TCFE devrait s’élever à 47 % minimum, pour passer à 71 % en 2022 et s’établir à 100 % dans un avenir proche. Ces augmentations représenteraient un coût supplémentaire de 30 € sur la facture d’électricité dans près de 7 600 communes.

La TICGN est également dans le collimateur d’une réforme gouvernementale. Les consommateurs disposant d’une offre biogaz ne devraient plus pouvoir bénéficier de l’exonération de la TICGN d’ici 2021. Un nouveau coup dur pour le secteur biogaz dont la facture pourrait augmenter de près de 100 € par an en moyenne.

Le marché de l’énergie est un secteur complexe, en constante mutation. Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver et pourtant, les enjeux sont très importants !

Pour vous simplifier l’énergie, nous pouvons vous accompagner dans la renégociation de vos contrats d’électricité et de gaz naturel. Selon votre activité, nous vous proposons les meilleures opportunités du marché. Nos conseillers s’occupent de tout !

Bilan marché énergie 2020
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