Le récap de l’énergie – Que s’est-il passé en mai 2025 ?

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En mai 2025, les prix du gaz ont augmenté sous l’effet combiné de tensions sur l’offre, de risques géopolitiques persistants (notamment en Ukraine) et d’un regain de la demande. La baisse des flux norvégiens, la forte demande asiatique en GNL et une météo fraîche en Europe ont accentué la pression sur les prix. Malgré un accord commercial sino-américain rassurant, les inquiétudes restent vives, notamment en raison d’un objectif de stockage européen revu à la baisse.

Côté électricité, le mois a débuté par une panne d’électricité en Espagne, sans conséquence majeure sur les prix, grâce à la stabilité du nucléaire français. Une météo favorable à l’éolien et une faible demande liée aux jours fériés ont tiré les prix vers le bas à la mi-mai. Toutefois, en fin de mois, la remontée du prix du CO2 pourrait exercer une pression haussière sur les prix de l’électricité.

Que s’est-il passé sur le marché de l’énergie en mai 2025 ?

Le mois de mai a été riche en signaux forts pour le secteur de l’énergie, à l’échelle nationale comme internationale.

En Europe, la présentation très attendue du plan visant à réduire la dépendance au gaz russe a relancé les discussions autour de l’autonomie énergétique. Si des progrès sont notables, les importations de GNL, notamment en France, restent un point de tension.

À l’international, la Chine a franchi un cap historique : ses capacités renouvelables dépassent désormais ses installations thermiques, illustrant une transition rapide malgré un recours encore massif au charbon pour soutenir son industrie.

En France, le dialogue énergétique avec l’Allemagne s’apaise, notamment sur la place du nucléaire. RTE prépare quant à lui un projet stratégique de câblerie sous-marine pour accompagner l’essor de l’éolien offshore.

Enfin, le Médiateur national de l’énergie note une amélioration du traitement des litiges, mais pointe des pratiques encore préoccupantes chez certains fournisseurs, en particulier pour les TPE.

Le marché du gaz naturel en mai 2025

Le mois de mai a été marqué par une remontée progressive des prix du gaz naturel, portée par des tensions sur l’offre, des incertitudes géopolitiques persistantes et des signaux de reprise de la demande.

Dès le début du mois, les marchés ont réagi à une météo encore fraîche, maintenant une pression sur la consommation. Le contexte international, notamment autour du conflit en Ukraine, a continué d’alimenter les craintes, malgré quelques signes d’apaisement.

L’Union européenne a, de son côté, poursuivi sa stratégie de réduction de la dépendance au gaz russe, qui représente encore près de 20 % de ses importations.

À la mi-mai, l’annonce d’un accord commercial temporaire entre la Chine et les États-Unis a offert un répit, laissant entrevoir un redémarrage partiel des échanges mondiaux. Toutefois, cet optimisme a été rapidement contrebalancé par une révision à la baisse de l’objectif de remplissage des stocks européens, désormais fixé à 83 %, renforçant la prudence des marchés.

Dans le même temps, les flux en provenance de Norvège ont fortement chuté, passant de 301 à 160 millions de mètres cubes par jour en raison de travaux de maintenance. Cette réduction brutale a accru les tensions sur l’offre.

Parallèlement, la demande en GNL est restée soutenue en Asie, notamment en Chine, contribuant à une hausse des prix.

En fin de mois, la dynamique haussière reste d’actualité, certaines projections évoquant des augmentations de prix comprises entre 23 % et 55 % d’ici la fin de l’année.

Le mois de mai se clôt ainsi sur une note de prudence, dans un marché toujours attentif aux signaux d’évolution de l’offre et de la demande.

Le marché de l'électricité en mai 2025

Le mois de mai a été marqué par une hausse modérée des prix de l’électricité. Cette évolution s’explique par des tensions techniques, une météo changeante et des incertitudes géopolitiques.

En début de mois, une panne d’électricité a frappé la péninsule Ibérique. Elle aurait été provoquée par une perte simultanée de capacités de production, l’arrêt automatique de centrales renouvelables et la coupure des liaisons électriques avec la France. Cet incident n’a pas eu d’impact majeur sur les prix grâce à une production nucléaire française restée stable malgré plusieurs réacteurs en maintenance.

Mi-mai, la météo douce et venteuse a favorisé la production éolienne en Europe du Nord. Cela a exercé une pression baissière sur les prix. Dans le même temps, la demande électrique est restée faible par rapport aux moyennes saisonnières.

Le jour férié du 8 mai et le pont qui a suivi ont réduit la consommation en France et en Allemagne. Le dimanche 11 mai, ils ont atteint leur plus bas niveau de l’année grâce à une forte production solaire et une faible demande.

En parallèle, les prix du gaz et du charbon ont légèrement baissé. Le CO2 est resté aux alentours de 65 €/t, limitant les perspectives haussières.

Fin mai, la reprise économique a provoqué une remontée du CO2. Cette hausse pourrait inverser la tendance et faire grimper les prix de l’électricité.

Le marché du CO2 reste très volatil. Cette instabilité s’explique par des décisions politiques comme l’harmonisation des systèmes européens et britanniques, mais aussi par la spéculation et l’évolution des coûts de production.

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À propos de l'auteur

Ophélie BERTHOU
Ophélie BERTHOU
Ophélie Berthou est chargée de communication et marketing chez ATOO Energie depuis 2022. Spécialiste éditoriale du marché de l’énergie, elle conçoit des contenus à destination des professionnels pour décrypter l’actualité, les mécanismes de formation des prix et les points de vigilance liés aux contrats d’électricité et de gaz.