Le budget 2026 de l’État est en cours de discussion dans un contexte économique tendu : maîtrise du déficit public, priorités stratégiques à financer, transition écologique à accélérer. Dans ce cadre, l’énergie occupe une place centrale, à la fois comme poste de dépense pour l’État et comme levier majeur de décarbonation.
Pour les entreprises, le budget 2026 n’est pas qu’un sujet politique ou macro-économique : il influence directement la facture d’énergie, la fiscalité énergétique et les opportunités d’aides disponibles pour réduire les consommations et investir dans la transition.
En tant que courtier en énergie dédié aux professionnels, ATOO Energie vous propose un décryptage du budget 2026 et de ses principales conséquences pour votre entreprise.
Le budget 2026 renforce la transition écologique : +2,1 Md€ de dépenses favorables à l’environnement par rapport à 2025.
Accises : Baisse de l’accise sur l’électricité, hausse de l’accise sur le gaz naturel. Signal clair du budget 2026 : l’électricité est favorisée, le gaz est renchéri.
TVA sur l’abonnement d’électricité : Après un passage à 20 % en août 2025, débat en cours dans le cadre du budget 2026 pour un retour au taux réduit de 5,5 % (surtout pour les petits consommateurs assujettis).
Rénovation & efficacité énergétique : 6ᵉ période des CEE (2026–2030) : 1 050 TWhc/an d’économies d’énergie, dont 280 TWhc réservés aux ménages modestes.
Budget 2026 : un cadre budgétaire contraint, mais une transition énergétique confirmée
Le Projet de loi de finances (PLF) pour 2026 poursuit un double objectif : montrer une trajectoire crédible de réduction du déficit public, tout en continuant à financer les grandes priorités de l’État, dont la transition écologique. Les marges ne sont pas infinies, mais le gouvernement a fait le choix de ne pas sacrifier les politiques énergie-climat.
Cette orientation se lit clairement dans le budget vert, ce document qui évalue l’impact environnemental des mesures budgétaires. Dans sa sixième édition, pour le PLF 2026, il met en évidence une hausse de 2,1 milliards d’euros des dépenses favorables à l’environnement par rapport à la loi de finances initiale 2025.
Dans cette enveloppe, l’énergie occupe une place de choix : c’est un des postes où la hausse des moyens est la plus visible, notamment pour soutenir les énergies renouvelables et les charges de service public de l’énergie.
Pour les entreprises, le message est clair : même avec un budget serré, l’État continue de prioriser la transition énergétique, et les signaux prix en matière d’énergie vont continuer à évoluer en ce sens.
Budget vert 2026 : 11,9 milliards d’euros pour l’énergie, dont 8,2 pour les renouvelables
En matière d’énergie, le budget vert 2026 apporte des chiffres très parlants. Selon le ministère des Finances, 11,9 milliards d’euros de dépenses “favorables et mixtes” sont consacrés au secteur de l’énergie, dont 8,2 milliards d’euros spécifiquement dédiés aux dispositifs de soutien à la production d’énergies renouvelables.
Autrement dit : l’essentiel des moyens budgétaires liés à l’énergie vise explicitement à accélérer la part d’électricité renouvelable dans le mix.
Toujours selon ce budget vert, les dépenses de soutien à la production d’électricité renouvelable en métropole augmentent d’environ 2,8 milliards d’euros entre 2025 et 2026. Cette hausse finance la poursuite du développement de filières comme l’éolien, le photovoltaïque, le biogaz ou la biomasse, dans un contexte où les prix de l’électricité se sont stabilisés après la crise.
Par ailleurs, une note du Sénat sur la mission « Service public de l’énergie » estime que le coût des charges de service public de l’énergie devrait atteindre environ 13 milliards d’euros en 2026, contre 11,6 milliards en 2025. Une grande partie de cette progression est liée justement au coût croissant des mécanismes de soutien aux productions renouvelables électriques, qui augmenterait d’environ 4,8 milliards d’euros entre 2024 et 2026.
Concrètement, cela signifie que le soutien public aux ENR reste massif et croissant. Pour les entreprises, ce n’est pas anecdotique : à moyen terme, cela peut contribuer à stabiliser les prix de l’électricité tout en renforçant la part de production décarbonée.
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Ce que prévoit le budget 2026 pour la fiscalité de l’électricité et du gaz
Accises : baisse sur l’électricité, hausse sur le gaz
Dans le cadre du PLF 2026, les parlementaires ont commencé à dessiner une convergence progressive de la fiscalité entre l’électricité et le gaz.
Un amendement adopté au Sénat prévoit ainsi, à partir de 2026 :
une baisse de 3 €/MWh du tarif normal d’accise sur l’électricité des particuliers,
une baisse de 0,42 €/MWh du tarif normal d’accise sur l’électricité des entreprises,
en contrepartie, une hausse de 4,40 €/MWh du tarif normal d’accise sur le gaz naturel.
Cette réforme est neutre pour le budget de l’État, mais pas pour les usagers : elle avantage l’électricité et renchérit le gaz, ce qui est cohérent avec l’objectif de décarbonation.
Pour mémoire, les tarifs d’accise sur l’électricité pour la période du 1ᵉʳ août au 31 décembre 2025 sont de 29,98 €/MWh pour les ménages et 25,79 €/MWh pour les PME, avant application de ces baisses envisagées pour 2026.
Pour une entreprise, même si quelques euros par MWh peuvent paraître modestes, l’impact cumulé sur des volumes importants reste significatif, d’autant que ces montants sont eux-mêmes soumis à TVA.
TVA sur l’abonnement à l’électricité : le retour au taux réduit sur la table
Autre sujet sensible : la TVA sur l’abonnement d’électricité. Depuis le 1ᵉʳ août 2025, le taux de TVA sur l’abonnement a été relevé à 20 %, ce qui a mécaniquement fait grimper les factures, notamment pour les petits consommateurs.
Dans le cadre du budget 2026, un amendement (n° I-CF1347) a été adopté en commission des finances le 22 octobre 2025, puis en première lecture à l’Assemblée le 20 novembre, pour rétablir le taux réduit de 5,5 % sur l’abonnement d’électricité, au moins pour les puissances ≤ 36 kVA.
Cet amendement vise surtout à soulager les ménages et les structures pour qui la TVA n’est pas récupérable (associations, certaines collectivités). Pour la plupart des entreprises assujetties à la TVA, l’impact direct est limité, puisqu’elles déduisent la taxe. En revanche, le débat illustre bien à quel point la composition exacte de la facture d’électricité est devenue un sujet politique.
À la date d’écriture de cet article, le parcours parlementaire du PLF 2026 n’est pas terminé : la version définitive du budget dépendra du compromis trouvé entre Assemblée et Sénat. Mais la tendance reste claire : mieux protéger les petits consommateurs, tout en conservant une trajectoire de long terme alignée avec la transition énergétique.
Rénovation énergétique : CEE, MaPrimeRénov’ et leviers fiscaux dans le cadre du budget 2026
Le budget 2026 ne se limite pas aux taxes sur l’énergie. Il s’inscrit aussi dans un cadre plus large de politiques de rénovation énergétique, qui concernent directement les bâtiments résidentiels et tertiaires, soit une partie du parc immobilier utilisé par les entreprises.
CEE : une 6ᵉ période plus ambitieuse (2026–2030)
Le décret définissant la 6ᵉ période des Certificats d’économies d’énergie (CEE), qui couvrira les années 2026 à 2030, a été publié à l’automne 2025. Il fixe une obligation annuelle d’économies d’énergie de 1 050 TWhc par an, en hausse d’environ 27 % par rapport à la période précédente, et réserve 280 TWhc par an aux ménages en situation de précarité énergétique.
Concrètement, cela signifie que les fournisseurs d’énergie devront financer davantage d’actions d’efficacité énergétique (isolation, chauffage performant, décarbonation des process…), ce qui se traduit par des primes CEE plus structurantes pour les projets bien conçus – y compris dans le secteur tertiaire et industriel.
MaPrimeRénov’ recentrée sur les rénovations les plus performantes
Du côté de MaPrimeRénov’, plusieurs ajustements sont discutés ou déjà actés pour 2026. Le dispositif tend à se recentrer sur les “passoires thermiques” (logements classés E, F ou G au DPE) et sur les ménages modestes, avec une logique de parcours de rénovation plus globale, plutôt que de petits gestes isolés.
Certaines opérations sont moins bien soutenues qu’auparavant (par exemple, certains travaux d’isolation réalisés seuls, ou certaines chaudières biomasse installées sans rénovation globale), tandis que d’autres sont priorisées, comme les pompes à chaleur, les rénovations globales et l’électrification des usages.
Même si MaPrimeRénov’ cible en premier lieu les particuliers, son évolution intéresse indirectement les entreprises, notamment les bailleurs, les syndics ou les acteurs qui louent des locaux à usage professionnel.
Autres mesures fiscales liées à la rénovation
Le PLF 2026 s’inscrit également dans une logique de maintien ou de prolongation de certains leviers fiscaux en faveur de la rénovation : prolongation du crédit d’impôt pour l’adaptation des logements jusqu’en 2027, maintien de l’exonération de droits de donation jusqu’à 100 000 € pour financer des travaux, ou encore prolongation d’un niveau majoré de déficit foncier déductible pour les bailleurs qui rénovent des logements très énergivores.
À cela s’ajoutent des débats parlementaires sur un taux réduit de TVA (5,5 %) pour certains équipements énergétiques, comme les pompes à chaleur ou la fourniture de froid, lorsque l’installation est réalisée par des professionnels qualifiés (RGE, AQPV, etc.).
Là encore, les entreprises sont rarement les premières bénéficiaires, mais ce cadre global influe sur l’écosystème de la rénovation énergétique et sur l’activité des professionnels du bâtiment, de l’ingénierie et de l’exploitation.
Concrètement, qu’est-ce que le budget 2026 change pour les entreprises ?
Pour les professionnels, l’intérêt du budget 2026 n’est pas seulement théorique. Il influence plusieurs dimensions du budget énergie.
D’abord, il agit sur la structure fiscale de la facture :
l’électricité est légèrement allégée via la baisse des accises,
le gaz est davantage taxé,
la question de la TVA sur l’abonnement redevient un enjeu politique, même si l’impact direct est plus marqué pour les non-assujettis que pour les entreprises classiques.
Ensuite, le budget confirme que les modèles très dépendants des énergies fossiles vont être de plus en plus pénalisés, via la combinaison de la fiscalité, des normes et des prix de marché. Une entreprise fortement dépendante du gaz pour sa production, peu engagée dans la rénovation de ses bâtiments ou dans l’optimisation de sa flotte, verra ses coûts de fonctionnement progresser plus vite qu’une entreprise déjà engagée dans une trajectoire de sobriété et de décarbonation.
Enfin, le budget 2026 s’inscrit dans un environnement où les aides à l’efficacité énergétique restent importantes : obligations CEE renforcées, soutien croissant aux énergies renouvelables, dispositifs fiscaux pour la rénovation. Pour une entreprise qui veut investir dans des équipements plus sobres, dans un pilotage énergétique ou dans l’électrification de certains usages, il existe donc des leviers pour alléger l’investissement initial.
ATOO Energie accompagne les entreprises dans la gestion de leur budget énergie :
comparaison des offres de fournisseurs,
étude de vos contrats et de votre profil de consommation,
conseils pour optimiser vos coûts dans le cadre fixé par le budget 2026.
Comment adapter la stratégie énergie de votre entreprise au budget 2026 ?
Face à l’évolution du budget 2026, voici quelques axes concrets d’action pour les professionnels.
Revoir vos contrats d’électricité et de gaz
Anticiper les dates de fin de contrat plutôt que d’attendre le dernier moment ;
Comparer plusieurs offres de fournisseurs (prix fixes, prix indexés, durées différentes, options tarifaires) ;
Intégrer l’évolution possible de la fiscalité dans vos hypothèses budgétaires.
En tant que courtier en énergie, ATOO Energie vous accompagne pour mettre en concurrence les fournisseurs et trouver l’offre la plus adaptée à votre profil de consommation et à votre tolérance au risque.
Mettre à jour votre budget énergie pour 2026 et 2027
Simuler différents scénarios de prix (hausse, stabilité, baisse) ;
Ventiler le budget entre énergie, réseaux et taxes pour mieux comprendre les leviers d’action ;
Intégrer les impacts indirects (déchets, transport, logistique) dans votre réflexion globale.
Identifier vos gisements d’économies d’énergie
Réaliser un diagnostic de vos consommations : quels postes consomment le plus ? Quels sont les horaires et les usages les plus énergivores ?
Définir un plan d’actions priorisé : actions rapides (réglages, sensibilisation) et actions structurantes (rénovations, remplacement d’équipements, automatisation).
Étudier les dispositifs de financement possibles (CEE, subventions, aides locales, prêts verts…).
Intégrer l’énergie dans votre stratégie globale d’entreprise
L’énergie n’est plus seulement un poste de charges : c’est un sujet de compétitivité, d’image et de conformité réglementaire.
Le budget 2026 s’inscrit dans cette trajectoire de long terme. Les entreprises qui anticipent et structurent leur stratégie énergie dès maintenant seront mieux armées face aux futures évolutions de prix et de réglementation.
Le point de vue d’ATOO Energie sur le budget 2026
Dans ce contexte complexe, où se croisent textes budgétaires, fiscalité, aides, réglementations et marchés de gros, il n’est pas simple pour une entreprise de tout suivre. C’est précisément là qu’intervient ATOO Energie.
Notre rôle est de vous aider à y voir clair sur votre budget énergie, en tenant compte :
des évolutions du budget 2026 (accises, TVA, soutien aux ENR),
de votre profil de consommation réel,
et des offres des différents fournisseurs.
Nous réalisons une étude de vos contrats, nous mettons en concurrence les acteurs du marché et nous vous accompagnons dans le choix d’une stratégie énergie adaptée à vos enjeux : maîtrise des coûts, sécurisation de l’approvisionnement, trajectoire de décarbonation.
Le budget 2026 confirme que l’énergie restera un sujet structurant pour les professionnels. Autant en faire un levier de performance plutôt qu’une source de mauvaises surprises.
FAQ – Budget 2026 & fiscalité de l’énergie
Qu’est-ce que l’Accise sur l’électricité et que prévoit le Budget 2026 ?
L’Accise sur l’électricité est une taxe qui s’applique à chaque MWh consommé. Elle fait partie des composantes “réglementaires” de la facture, au même titre que les tarifs d’acheminement.
Depuis le 1ᵉʳ août 2025, les tarifs de l’accise sur l’électricité s’établissent à 29,98 €/MWh pour les ménages et 25,79 €/MWh pour les PME.
Dans le cadre du Budget 2026, un amendement adopté au Sénat prévoit :
une baisse de 3 €/MWh de l’accise sur l’électricité des particuliers,
une baisse de 0,42 €/MWh de l’accise sur l’électricité des entreprises.
Pour une entreprise, cette baisse reste modeste mais va dans le sens d’un allègement de la fiscalité sur l’électricité, en cohérence avec l’objectif de décarbonation.
Comment évolue l’Accise sur le gaz dans le Budget 2026 ?
L’Accise sur le gaz est l’équivalent, pour le gaz naturel, de la taxe appliquée à l’électricité.
Le même amendement sénatorial qui baisse l’accise sur l’électricité prévoit en contrepartie une hausse de 4,40 €/MWh de l’accise sur le gaz naturel.
L’opération est conçue pour être neutre pour le budget de l’État, mais pas pour les entreprises :
l’électricité est légèrement favorisée,
le gaz devient plus taxé.
C’est un signal clair du Budget 2026 : à moyen terme, il sera plus intéressant de basculer vers des usages électriques décarbonés que de rester très dépendant du gaz.
Pourquoi la TVA sur l’abonnement électricité fait-elle débat dans le Budget 2026 ?
Sur une facture d’électricité, on distingue :
la consommation, déjà soumise au taux normal de TVA (20 %),
l’abonnement, qui bénéficiait historiquement d’un taux réduit à 5,5 %.
La loi de finances 2025 a relevé la TVA sur l’abonnement électricité et gaz à 20 % à compter du 1ᵉʳ août 2025.
Dans le cadre du Budget 2026, les députés ont voté en première lecture un amendement rétablissant la TVA à 5,5 % sur l’abonnement à l’électricité, afin de limiter l’impact de la hausse sur les petits consommateurs.
À ce stade :
le retour au taux réduit de 5,5 % n’est pas encore définitivement acquis (la navette parlementaire est en cours),
pour les entreprises assujetties à la TVA, l’impact direct est limité (la TVA est récupérable),
mais cela illustre à quel point la structure de la facture d’électricité est devenue un sujet politique central.
Que prévoit la 6ᵉ période des CEE (2026–2030) et quels impacts pour les professionnels ?
La 6ᵉ période des Certificats d’économies d’énergie (CEE) couvrira les années 2026 à 2030. C’est un dispositif qui oblige les fournisseurs d’énergie à financer des travaux d’économies d’énergie chez leurs clients (ménages, entreprises, collectivités…).
Le décret-cadre publié le 4 novembre 2025 fixe :
une obligation annuelle globale de 1 050 TWh cumac,
soit une hausse d’environ 27 à 35 % par rapport à la période précédente,
dont 280 TWh cumac réservés aux ménages modestes.
Pour les entreprises, la 6ᵉ période des CEE signifie que :
les fournisseurs devront financer encore plus de projets d’efficacité énergétique,
il sera souvent possible d’obtenir des primes CEE plus structurantes pour des travaux bien dimensionnés (rénovation, modernisation d’équipements, récupération de chaleur, etc.).
Comment le Budget 2026 soutient-il les énergies renouvelables ?
Le budget vert 2026 montre que l’État consacre 11,9 milliards d’euros de dépenses favorables et mixtes au secteur de l’énergie, dont 8,2 milliards d’euros dédiés aux dispositifs de soutien aux énergies renouvelables.
À cela s’ajoute une forte hausse du coût des mécanismes de soutien à la production d’électricité renouvelable : une note du Sénat estime que ces charges augmenteraient d’environ 4,8 milliards d’euros entre 2024 et 2026, pour atteindre un total de près de 13 milliards d’euros de charges de service public de l’énergie en 2026.
Pour les entreprises, cela se traduit par :
un soutien durable aux filières éolienne, solaire, biogaz, biomasse,
une volonté de stabiliser le système énergétique à moyen terme en augmentant la part d’électricité décarbonée.
