Gaz : des nouvelles rassurantes après la fermeture d’un pipeline en Europe

Le marché européen du gaz a récemment connu une volatilité importante suite à la fermeture du gazoduc Langeled, qui relie la Norvège au Royaume-Uni. Cette situation a provoqué une hausse des prix, mais des nouvelles rassurantes ont rapidement contribué à apaiser les tensions sur le marché. Retour sur les événements et les perspectives d’évolution du marché du gaz en Europe.

Un incident technique impactant les cours du gaz

Le dimanche 2 juin, une fissure a été détectée sur un tuyau de la plateforme Sleipner Riser, un point de connexion crucial du gazoduc sous-marin Langeled. Ce gazoduc est essentiel car il transporte du gaz naturel depuis l’unité de traitement de Nyhamna, située à l’ouest de la Norvège, jusqu’au terminal d’Easington, au centre-est du Royaume-Uni. La fermeture de ce pipeline a entraîné une réduction significative des volumes de gaz disponibles, augmentant ainsi la tension sur le marché.

Le lundi 3 juin, les cours du gaz européen (TTF) ont atteint 38,70 €/MWh à la mi-journée, soit leur plus haut niveau de l’année. La perturbation du gazoduc Langeled a mis en lumière la dépendance de l’Europe vis-à-vis du gaz norvégien, particulièrement marquée depuis la réduction des approvisionnements russes à la suite de la guerre en Ukraine.

Des réparations rapides pour apaiser les tensions

Heureusement, les opérateurs ont rapidement réagi pour résoudre le problème. Randi Viksund, directrice de la communication de Gassco, l’opérateur norvégien des gazoducs, a annoncé que les réparations nécessaires seraient effectuées d’ici vendredi. Cette annonce a eu un effet immédiat sur les marchés : le mardi suivant, le prix du gaz a chuté de près de 4%, redescendant à 34,65 €/MWh.

Cette réponse rapide a permis de rassurer les acteurs du marché quant à la disponibilité future du gaz. Toutefois, cet incident rappelle la fragilité des infrastructures énergétiques européennes et la nécessité de diversifier les sources d’approvisionnement.

La Norvège, un fournisseur crucial pour l'Europe

Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Norvège est devenue le principal fournisseur de gaz naturel de l’Europe, en remplacement de la Russie. Cette dépendance accrue entraîne une volatilité des prix à chaque perturbation de l’approvisionnement. En effet, toute réduction ou interruption des livraisons peut avoir des répercussions importantes sur les cours du gaz.

Il est également important de noter que la demande européenne de gaz a considérablement diminué, chutant de 20% depuis le début de la guerre en Ukraine. Cette baisse de la demande, principalement en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni, a contribué à amortir l’impact de l’incident sur les prix.

Perspectives et leçons à tirer

L’incident du gazoduc Langeled montre à quel point les infrastructures énergétiques européennes sont sensibles aux perturbations. Bien que les réparations rapides aient permis de stabiliser le marché à court terme, il est crucial de continuer à diversifier les sources d’approvisionnement et à investir dans la résilience des infrastructures.

Les professionnels doivent rester vigilants et suivre de près l’évolution du marché de l’énergie. Les efforts pour réduire la dépendance aux hydrocarbures russes et pour adapter la demande de gaz en Europe sont essentiels pour garantir la stabilité et la sécurité énergétique à long terme.

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