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Le marché de l’énergie en mars 2026 – Évolution du prix de l’électricité et du gaz

marché de l'énergie mars 2026
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Le mois de mars 2026 a placé les marchés de l’énergie sous haute tension. Le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, avec ses répercussions immédiates sur le détroit d’Ormuz a constitué le fait marquant du mois, provoquant une volatilité extrême sur l’ensemble des marchés énergétiques.

En quelques heures, les prix ont connu des variations spectaculaires, illustrant la nervosité d’un marché hypersensible aux annonces politiques et militaires, parfois contradictoires.

Au-delà de la volatilité immédiate, certains experts alertent sur un possible déséquilibre plus profond entre l’offre et la demande, alimenté par des tensions sur la production, la logistique et les stocks. Une évolution qui pourrait marquer un tournant plus structurel pour le marché de l’énergie.

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Que s’est-il passé sur le marché de l’énergie en mars 2026 ?

Un choc géopolitique aux effets immédiats

Le mois de mars 2026 a été marqué par un regain brutal de tensions sur les marchés de l’énergie, principalement sous l’effet de la crise géopolitique au Moyen-Orient. Le conflit impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis a profondément perturbé les flux mondiaux, en particulier via le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour une part significative du gaz naturel liquéfié (GNL). La quasi-interruption du trafic maritime dans cette zone a immédiatement déséquilibré l’offre mondiale, déclenchant une hausse rapide des prix et une forte instabilité sur les marchés.

Une hausse marquée du gaz… et de l’électricité

En Europe, les prix du gaz ont nettement progressé, en particulier pour les livraisons à court terme. Cette instabilité complique la capacité des fournisseurs à proposer des offres durables. Par ricochet, les prix de l’électricité ont également augmenté, le gaz jouant un rôle central dans leur formation sur le marché européen.

Une Europe sous tension

Le continent reste vulnérable, avec des niveaux de stockage relativement faibles et une forte dépendance aux importations de GNL. La baisse des flux qataris et la concurrence accrue avec l’Asie compliquent le remplissage des stocks en vue de l’hiver prochain.

Des équilibres d’approvisionnement en mutation

La dépendance accrue au GNL américain, désormais majoritaire dans les importations européennes, s’accompagne d’un rapport de force plus affirmé de la part de Washington dans les négociations commerciales. Parallèlement, l’Union européenne explore des alternatives, comme le renforcement des importations en provenance d’Algérie. Si ce partenaire joue un rôle clé à court terme, ses capacités restent limitées et ne permettent pas de compenser pleinement une baisse durable des volumes qataris.

Des réponses politiques ciblées

Sur le plan politique, la Commission européenne appelle les États membres à mobiliser des leviers immédiats pour atténuer l’impact de cette hausse sur les consommateurs. Parmi les pistes évoquées figure la réduction temporaire de la fiscalité sur l’énergie, qui représente une part significative des factures. Toutefois, Bruxelles insiste sur le caractère ciblé et provisoire de ces mesures, excluant toute remise en cause du fonctionnement global du marché.

Une situation contrastée en France

En France, la situation présente des spécificités. Si le pays reste dépendant des importations pour son approvisionnement en gaz, l’impact sur les factures des consommateurs devrait être différé, en raison du mode de calcul des tarifs. Une hausse est néanmoins attendue dans les prochains mois, avec une intensité variable selon les types de contrats. Le contexte printanier limite toutefois les effets immédiats sur les dépenses énergétiques.

Côté électricité, la France bénéficie d’une position relativement favorable. La production, largement décarbonée et en hausse, permet de contenir les prix et de limiter l’exposition aux fluctuations internationales. Le pays confirme même son rôle d’exportateur majeur en Europe. Un défi persiste néanmoins : accélérer l’électrification des usages, encore insuffisante.

Enfin, le projet de nouveaux réacteurs, soutenu par des financements publics importants, fait l’objet d’une attention particulière de la Commission européenne, soulevant des questions sur la concurrence et l’organisation du marché à long terme.

Un marché durablement incertain

Au global, mars 2026 confirme un marché de l’énergie sous tension. Entre instabilité des prix, recomposition des approvisionnements et enjeux de transition, les entreprises, fournisseurs et industriels évoluent dans un environnement où la visibilité reste limitée.

Prix du gaz naturel en mars 2026

Le mois de mars 2026 a été marqué par de fortes turbulences sur le marché gazier européen, principalement alimentées par des tensions géopolitiques majeures.

Déclenché dès le début du mois par des frappes militaires américano-israéliennes contre l’Iran et la riposte de Téhéran, le conflit a eu des répercussions immédiates sur l’approvisionnement mondial en GNL. Il a notamment provoqué l’arrêt du trafic de méthaniers au détroit d’Ormuz, passage stratégique du Golfe persique, avec plusieurs navires ayant suspendu leurs traversées. Une perturbation d’autant plus critique que, contrairement au pétrole, le GNL ne peut pas être facilement réacheminé par pipeline.

Les frappes ont par ailleurs directement visé le plus grand gisement gazier mondial, partagé entre l’Iran et le Qatar, entraînant des fermetures d’installations de GNL et propulsant les prix de référence jusqu’à +35 %. Dans ce contexte, les acteurs européens ont suivi de près la disponibilité du GNL, d’autant que les niveaux de stockage restent modestes en sortie d’hiver et que la concurrence avec les marchés asiatiques sur ces approvisionnements demeure soutenue.

Les températures douces enregistrées tout au long du mois ont néanmoins permis de contenir la demande et d’éviter une flambée encore plus marquée. En fin de mois, le marché semble amorcer une phase de stabilisation, les hausses ayant été davantage portées par le contexte géopolitique que par une réelle dégradation des fondamentaux. Le PEG CAL 27 termine le mois à 40 €/MWh. Dans ce contexte volatil, les contrats à plus long terme (CAL 28 et CAL 29) continuent d’offrir des opportunités intéressantes pour les professionnels souhaitant sécuriser leurs achats d’énergie.

Graphique de l'évolution du prix du gaz en mars 2026

Prix gaz mars 2026

Prix de l'électricité en mars 2026

Le marché de l’électricité a évolué en mars 2026 dans un contexte globalement tendu, étroitement lié aux turbulences observées sur le marché du gaz.

Les prix forward ont en effet intégré tout au long du mois les risques anticipés sur l’approvisionnement gazier et les préoccupations géopolitiques, se maintenant à des niveaux soutenus. Les échéances plus lointaines (CAL 28 et au-delà) sont toutefois restées moins impactées, conservant des niveaux de prix attractifs pour les professionnels souhaitant anticiper leurs achats.

Sur le marché spot, des tensions ponctuelles sont venues s’ajouter à ce contexte, notamment en lien avec une baisse de la production éolienne et des difficultés sur le réseau en soirée. Par ailleurs, la menace de la Suède de restreindre ses exportations d’électricité vers l’Union européenne a rappelé l’importance des interconnexions entre pays pour la stabilité du système électrique européen.

Sur le plan structurel, le nucléaire a retrouvé une place centrale dans les réflexions énergétiques européennes, confirmant son rôle de pilier dans les stratégies de sécurité d’approvisionnement.

Du côté des quotas carbone, le prix du CO₂ a oscillé autour de 69-70 €/t durant tout le mois, dans un contexte d’incertitude réglementaire. Les débats autour de la réforme de l’EU ETS, notamment les rumeurs d’allocations gratuites plus importantes que prévu et d’un éventuel assouplissement du cadre, ont entretenu la volatilité. En fin de mois, les opérateurs semblent néanmoins tabler sur le maintien du cadre actuel, sans assouplissement majeur de la part de la Commission européenne, ce qui a soutenu une légère remontée des prix du CO₂, venant ainsi limiter le repli observé sur les prix de l’électricité.

Graphique de l'évolution du prix de l'électricité en mars 2026

prix électricité mars 2026
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À propos de l'auteur

Ophélie BERTHOU
Ophélie BERTHOU
Ophélie Berthou est chargée de communication et marketing chez ATOO Energie depuis 2022. Spécialiste éditoriale du marché de l’énergie, elle conçoit des contenus à destination des professionnels pour décrypter l’actualité, les mécanismes de formation des prix et les points de vigilance liés aux contrats d’électricité et de gaz.