Relance du nucléaire français : les nouvelles ambitions du gouvernement

La ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a dévoilé les ambitions du gouvernement en matière de relance du nucléaire en France. Les propos de la ministre soulignent un changement significatif par rapport à la précédente loi de programmation. Cela marque une rupture avec l’objectif initial de réduire à 50 % la part du nucléaire dans le mix électrique d’ici à 2025.

Le discours de Belfort en février 2022 avait acté la relance du nucléaire avec un programme initial de six nouveaux réacteurs EPR, auxquels s’ajoutent huit réacteurs supplémentaires en option.

Au-delà des six premiers EPR : une nécessité pour l'avenir énergétique

La ministre Agnès Pannier-Runacher enfonce le clou en déclarant que la France devra aller “au-delà des six premiers EPR”. Elle souligne la nécessité d’anticiper la fin de vie du parc historique nucléaire, tout en maintenant une neutralité technologique quant aux moyens de production décarbonés.

“Il faut du nucléaire au-delà des six premiers EPR puisque le parc historique ne sera pas éternel”, affirme-t-elle. Elle ajoute également que la rédaction du projet de loi, qui sera présenté en conseil des ministres, engage la construction de huit réacteurs supplémentaires. Cela représenterait 13 gigawatts de puissance après 2026. Cette déclaration s’inscrit dans la volonté de réduire la part des énergies fossiles dans le mix énergétique de plus de 60 % à 40 % d’ici à 2035.

Une approche globale

Le projet de loi, selon la ministre, ne se limite pas à la relance du nucléaire, mais aborde également d’autres aspects cruciaux, notamment la régulation des prix de l’électricité et la protection des consommateurs. Des mesures telles que l’obligation pour les fournisseurs de transmettre un échéancier mensuel et une estimation annuelle à chaque changement de contrat, ainsi que des sanctions plus rapides pour les fournisseurs malveillants, sont mentionnées.

En outre, Agnès Pannier-Runacher évoque la question des infrastructures de recyclage des combustibles nucléaires. Elle prévoit des discussions à ce sujet lors du prochain Conseil de politique nucléaire en janvier. Elle n’exclut pas la possibilité de construire de nouvelles capacités pour répondre aux besoins croissants.

Perspectives futures : les attentes du secteur énergétique

En conclusion, le projet de loi sur la souveraineté énergétique dessine une trajectoire ambitieuse pour l’avenir du nucléaire français. La volonté d’aller au-delà des six premiers EPR témoigne d’une approche proactive pour anticiper les défis énergétiques futurs, tout en promouvant la transition vers des sources de production décarbonées.

Ces annonces, intégrées dans le contexte de la relance du nucléaire en France, seront au cœur des discussions dans les mois à venir. Les professionnels et entrepreneurs du secteur de l’énergie seront attentifs à l’évolution de ces projets, qui façonneront le paysage énergétique français dans les prochaines années.

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